"L'attaque chimique est une fabrication à 100% de l'Occident" — Bachar Al-Assad

26 Avril, 2017, 07:29 | Auteur: Lynn Cook

En outre, Rex Tillerson n'a pas hésité dimanche à qualifier la Russie d' "incompétente" pour surveiller l'arsenal chimique de Bachar al-Assad. Il les accuse d'utiliser le processus politique de Genève pour venir en aide aux rebelles qui perdent du terrain face au régime.

Le dirigeant américain a émis l'hypothèse que la Russie, alliée du régime de Damas, pouvait être au courant de l'attaque chimique, sans pour autant tirer de conclusion.

Mercredi, la Russie et la Bolivie ont voté contre une résolution présentée au Conseil de sécurité de l'ONU par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France pour réclamer une enquête sur l'attaque chimique. "C'est pourquoi nous devions faire quelque chose à cet égard", a tonné M. Trump à propos du dirigeant syrien.

M. Assad a démenti toute implication: "aucun ordre n'a été donné de déclencher une attaque et d'ailleurs nous ne possédons pas d'armes chimiques".

Il se refuse à "une enquête impartiale".

"Les seules informations dont dispose le monde jusqu'à présent sont celles publiées par la branche d'Al-Qaïda", a encore affirmé le chef de l'Etat syrien en référence au groupe jihadiste, Fateh Al-Cham, qui contrôle la ville de Khan Cheikhoun avec les rebelles.

Tillerson, qui se rend à Moscou pour sa toute première visite en tant que secrétaire d'Etat américain, a accusé la Russie de ne pas "avoir respecté les accords internationaux".

Le Conseil de sécurité doit voter plus tard mercredi sur un projet de résolution exigeant que le régime syrien apporte son aide à une enquête pour déterminer les responsabilités.

Vladimir Poutine s'est également moqué des Etats-Unis voulant, selon lui, rejouer le scénario des fausses preuves d'armes de destruction massives en Irak en 2003, prélude à l'invasion du pays pour faire chuter Saddam Hussein. Après avoir menacé les Etats-Unis de représailles en cas de nouvelle attaque, au côté de l'Iran et des autres alliés de Assad, la Russie a appelé à "une coopération constructive et non pas à la confrontation".

Ces déclarations interviennent au moment où le chef de la diplomatie russe rencontre son homologue US.

Selon M. Ayrault, cette question n'a même pas été discutée. Lors d'une conférence de presse, en compagnie de son homologue italien, Sergio Mattarella, il a mis en garde contre des "provocations" à l'arme chimique.

"La Russie (.) est ouverte au dialogue avec les Etats-Unis dans tous les domaines et pas seulement au dialogue mais à des actions communes en vue d'arriver à des résultats dans tous les domaines où cela répond aux intérêts de nos deux pays", a poursuivi le ministre russe des Affaires étrangères. Les images montraient des victimes agoniser par asphyxie, certaines d'entre elles avec de la mousse au coin des lèvres.

La ville de Khan Cheikhoun, en Syrie, a été le théâtre d'une attaque présumée chimique mardi 4.

La Turquie, ancienne alliée du régime de Damas, soutient depuis 2011 l'opposition qui cherche à renverser Bachar al-Assad.

La visite de M. Tillerson à Moscou, la première d'un haut responsable de l'administration américaine depuis l'entrée en fonction de Donald Trump, a été dominée par le conflit syrien.

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