Nuit calme pour les migrants hébergés en gymnase — Grande-Synthe

22 Avril, 2017, 00:55 | Auteur: Sandy Vega
  • INCIDENTS AU CAMP DE GRANDE-SYNTHE SIX BLESSÉSINCIDENTS AU CAMP DE GRANDE-SYNTHE SIX BLESSÉS

Les associations, sur place dès le début de l'évacuation du camp de la Linière, à Grande-Synthe lundi soir, travaillaient d'arrache-pied mardi pour venir en aide aux migrants, sans cacher leur incertitude concernant la nuit et les jours à venir.

Tard dans la nuit, des rixes entre migrants se poursuivaient toujours.

Par ailleurs, l'enquête sur les mises à feu volontaires du camp, confiée par le parquet de Dunkerque au commissariat de la ville, bute pour le moment sur les nombreuses " incertitudes autour des identités et des localisations des témoins", a dit vendredi le procureur Sébastien Piève à l'AFP. Les rixes entre migrants se poursuivaient à 0h30, mardi, et les deux compagnies de CRS qui tentaient de les faire cesser progressaient difficilement, parfois visées par des pierres, selon le correspondant de l'AFP.

Benoît, responsable pour l'Afeji du gymnase réservé aux Afghans et situé bien loin de ceux réservés aux Kurdes, y a accueilli 101 migrants. "Ça courait dans tous les sens, il y a eu des tabassages, deux migrants sont tombés dans le canal après avoir été frappés", raconte un bénévole àLa Voix du Nord. Il reste une cuisine communautaire et le point d'information. "Mais il est impossible de parcourir tout le camp et donc de se faire une idée vraiment précise de l'étendue des dégâts".

Ouvert en mars 2016, le camp avait été construit par Médecins sans frontières.

Le programme de la journée de vendredi — Monte-Carlo
Mais l'Uruguayen a retrouvé ses moyens comme par enchantement, et a rapidement mené 4-0 dans la deuxième manche. On peut déjà rêver d'une finale dimanche contre Nadal ou Djokovic.


Selon le directeur de cabinet du maire. "S'il y avait eu plus de CAO, peut-être qu'on n'aurait pas eu cette surpopulation" qui a conduit au drame, a lancé l'élu de Grande-Synthe sur France 3.

A cette fin, les ministres Matthias Fekl et Emmanuelle Cosse, qui s'étaient rendus à Grande-Synthe la veille, "vont demander aux Préfets (.) d'accélérer la mise à disposition de places" en CAO, via "une visioconférence exceptionnelle ce mercredi". Entretemps, notamment du fait du démantèlement de la "Jungle" de Calais, la population du camp, qui était retombée à 700 de par la volonté de la municipalité, avait à nouveau grossi.

Damien Carême s'est dit "particulièrement affecté compte tenu des efforts déployés pour en arriver là", tout en affirmant qu'il n'avait "pas du tout" un sentiment d'échec. "(...) La situation était devenue intenable car ce camp était géré par les passeurs à qui on a offert un rassemblement de migrants", dénonce-t-il.

C'est "le signe du grand chaos migratoire qui bouscule notre pays depuis des années".

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