Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon de choisir "l'outrance et la division"

22 Avril, 2017, 00:53 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Emmanuel Macron le 19 avril 2017 à Nantes-AFP  Archives  JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Marine Le Pen, surtout, doit y voir un incroyable cadeau rhétorique.

La candidate du FN a fait du drapeau européen un bouc émissaire symbolique au cours de sa campagne présidentielle. Mais en Occitanie, Fillon ne recueille que 16 % des intentions de vote, soit plus mauvais score dans les régions.

Le Présitrack d'OpinionWay de ce jeudi ne montre aucune évolution dans les intentions de vote des Français.

Selon un sondage Harris Interactive publié jeudi soir, avec 24,5% ( 0,5) d'intentions de vote, le candidat d'En Marche! a creusé l'écart avec la candidate du FN (21%), en baisse d'un point en une semaine, juste devant François Fillon, stable à 20%, et Jean-Luc Mélenchon, stable également à 19%. Une configuration qui la condamne déjà à jouer les faire valoir au second tour.

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Cette chronique récurrente arrive sur les réseaux sociaux ce qui l'amène à un tout autre niveau. Car c'est bien connu, Chuck Norris "entend plus vite que la vitesse du son".


François Fillon, quant à lui, est déterminé à faire mentir ceux qui l'avaient enterré après les révélations fin janvier sur des emplois fictifs présumés attribués à sa famille et rémunérés sur les deniers publics, qui lui valent une inculpation.

"Pour son inconséquence et sa légèreté, Cazeneuve depuis longtemps aurait dû démissionner", a lâché le bras droit de Marine Le Pen sur Twitter, ajoutant que le Premier ministre "ferait mieux de fustiger Daesh" au lieu de la candidate frontiste.

"Le débat, c'est formidable, c'est les +punchlines+, les petites phrases, les postures", mais "trois jours avant le scrutin, ce n'est pas de ça dont les citoyens ont besoin", a défendu le directeur de l'information de France Télévisions, Michel Field. "On ne va pas aller vers la politique spectacle" mais "une forme sérieuse, cadrée, statutaire", a-t-il affirmé. Avant de se lancer sur une anaphore: "Nous serons d'autant plus unis que nous ne seront plus divisés par la misère et les inégalités", "Nous serons d'autant plus unis si nous ne sommes pas dans la main d'une caste de puissants qui décide de tout" ou encore "Nous serons d'autant plus unis avec un grand projet en commun: la transition écologique et l'harmonie avec la nature et les animaux", a-t-il tweeté après avoir proposé de continuer la campagne. Soit une progression de deux points par rapport au dernier sondage, mercredi 19 avril. Mélenchon représente l'extrême-gauche, Marine Le Pen l'extrême-droite et Emmanuel Macron le centre "éclairé" et indépendant. Par ailleurs "29% des électeurs certains d'aller voter dimanche prochain peuvent encore changer d'avis quant à leur vote ou n'expriment actuellement pas d'intentions de vote". En ces circonstances dramatiques, Emmanuel Macron a tenu à montrer qu'il était prêt à revêtir les habits de président de la République.

Dans les faits, Emmanuel Macron aurait donc 95% de chance de récolter -au dixième de point près- entre 21,4% et 26,6% des suffrages. Ce sera leur dernière grande tribune médiatique avant la clôture officielle, vendredi à minuit, d'une campagne aux multiples rebondissements et au niveau de suspense inédit. Quand Marine Le Pen "demande la restauration immédiate de nos frontières nationales", "elle fait mine d'ignorer que c'est ce gouvernement qui a rétabli le contrôle aux frontières", avec depuis le 13 novembre 2015 "105 millions de personnes contrôlées" et "80.000" refoulées de l'entrée en France.

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