L'assaillant était visé par une enquête antiterroriste

21 Avril, 2017, 21:13 | Auteur: Sandy Vega
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Cet attentat au coeur de Paris a été presque aussitôt revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), affirmant qu'elle avait été perpétrée par un certain Abu Yussef le Belge. Trois candidats, Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron ont ainsi annulé leurs déplacements.

François Fillon a de son côté estimé que la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle française devait être suspendue, par "solidarité " avec les policiers victimes de l'attaque terroriste de Paris. Mais il avait été relâché le lendemain à l'issue de sa garde à vue, faute d'éléments, selon des sources proches de l'enquête. En 2005, il avait été condamné en appel à quinze ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire notamment sur un policier en Seine-et-Marne. "Est-il lié de près ou de loin à ce qui s'est passé sur les Champs-Elysées? Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et a essayé de s'en prendre aux autres en courant", a expliqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

L'enquête. Rapidement, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance, confiée à la Brigade criminelle et à la DGSI.

Jeudi, vers 21h00, un homme a garé son véhicule à hauteur d'un car de police de la Direction de l'ordre public et de la circulation sur l'avenue des Champs-Élysées.

François Hollande s'est rendu au chevet du policier le plus sérieusement atteint puis à la préfecture de police, après avoir présidé vendredi matin un Conseil de défense, promettant de sécuriser la présidentielle. Pour un voisin, qui dit le connaître depuis une vingtaine d'années, "ses actes, ses réactions, sa façon de marcher, son attitude étaient en décalage, comme s'il venait de Mars".

Jeudi il était arrivé en voiture, dans laquelle a été retrouvé un fusil à pompe, deux gros couteaux et un sécateur, selon une source proche de l'enquête. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Deux jours plus tard, il avait grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule et dont il avait saisi l'arme, faisant feu à plusieurs reprises. Ils se trouvaient dans les habitations perquisitionnées dans la nuit de jeudi à vendredi à Chelles (Seine-et-Marne).

Le quartier a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées sur la célèbre et très touristique artère de la capitale. Je comprends maintenant ce qu'on peut vivre dans ces moments-là. "On est un peu effrayés". Une touriste, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été touchée au genou par des projectiles.

La menace jihadiste reste très forte: après une série d'attaques, parfois de masse, qui ont fait un total de 238 morts en France depuis 2015, un nouvel attentat a été déjoué selon les autorités avec l'arrestation, mardi, de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente" et "imminente".

- 13 juin 2016: Un policier de Magnanville, en région parisienne, et sa compagne employée dans un commissariat sont assassinés chez eux par un jihadiste de 25 ans. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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