Fusillade aux Champs-Élysées: Trois proches de l'auteur en garde à vue

21 Avril, 2017, 20:43 | Auteur: Lynn Cook
  • La police bloque l’accès aux Champs Elysees à Paris après une fusillade le 20 avril au soir

Elle a jouté que les Canadiens sont solidaires de la population française et que "nous sommes en contact avec les autorités locales et sommes prêts à fournir de l'aide consulaire aux citoyens canadiens, au besoin". Il s'agit du titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attentat.

L'homme n'était pas non plus connu comme ayant une quelconque pratique musulmane communautaire. Son nom était déjà apparu dans plusieurs affaires. Il avait tiré en 2001 sur des policiers alors qu'il était en garde à vue à Melun. D'après le Parisien, il avait percuté leur véhicule alors qu'il conduisait une voiture volée. Placé en garde à vue au commissariat de Melun, il avait réussi à désarmer un gardien de la paix prétextant avoir besoin de médicaments, avant de lui tirer dessus à cinq reprises.

Condamné à 15 ans de prison en 2005 pour une tentative de meurtre contre un policier, Cheurfi faisait l'objet d'une enquête antiterroriste.

Son profil a refait surface dans les milieux policiers ces derniers mois. Il a même été arrêté en février, pour avoir manifesté l'intention de tuer des policiers. L'homme avait été interrogé, mais remis en liberté, faute d'éléments probants.

D'autant qu'un avis de recherche belge, visant un homme portant le même prénom que celui de la revendication de l'EI, avait été transmis jeudi "aux services français". Il s'est toutefois refusé à la dévoiler, en raison des nécessités de l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste.

Il était 21 heures jeudi soir quand un homme est descendu de voiture sur les Champs Elysées à Paris.

Dans son message adressé aux autorités françaises, la police belge a révélé qu'au cours d'une perquisition au domicile anversois de Youssouf El Osri, elle avait trouvé un billet de Thalys à destination de Paris réservé pour le jeudi 20 avril à 6h.

Les militaires, sur les Champs-Élysées. / Ph.

11h35 - Depuis l'Elysée, Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a souligné vendredi à l'issue d'un Conseil de défense réuni autour de François Hollande à l'Elysée que "rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle avant d'en appeler à "l'unité" du pays, sans annoncer de nouvelles mesures de sécurité. "Je ne peux pas vous le dire et en tout cas, il est trop tôt pour le dire, il y a un certain nombre d'informations à vérifier", a déclaré sur Europe 1, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Le Premier ministre belge Charles Michel a condamné cette "lâche et ignoble agression".

Alors que les candidats à l'élection présidentielle débattaient sur France 2, Philippe Poutou, candidat du NPA d'extrême gauche et partisans du désarmement de la police, a été pris à partir selon son équipe de campagne, à la sortie des studios de France 2: "Enculé, ordure, on a besoin de nos armes " lui auraient lancé des policiers - chez qui la colère monte de plus en plus.

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