Fin de campagne tendue après l'attaque à Paris — Présidentielle

21 Avril, 2017, 20:13 | Auteur: Sandy Vega
  • Présidentielle fin de campagne tendue après l'attaque à Paris

Le procureur François Molins a indiqué que l'homme semble avoir agi seul mais que des investigations sont en cours pour établir "s'il a bénéficié ou pas de complicités".

Dans sa revendication jeudi soir, l'organisation EI a présenté l'auteur de l'attaque comme "Abu Yussef le Belge". L'expert belge Pieter Van Ostaeyen, contacté jeudi soir par Belga, n'était cependant pas en mesure de confirmer l'identité de cet attaquant. Karim C. serait bel et bien, le titulaire de la carte grise de la voiture utilisée lors de l'attentat d'hier soir. Selon sa fiche de renseignements, que Le Parisien a pu consulter, il est né le 31 décembre 1977 à Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis.

En marge d'une rencontre en Indonésie, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que l'attentat de Paris était "le dernier rappel en date que le terrorisme pouvait frapper partout à tout moment". Karim Cheurfi avait fui à pied, et rattrapé, il avait tiré sur le jeune policier portant un brassard, le blessant de deux balles.

Au cours d'un accrochage avec des policiers, et alors qu'il conduisait un véhicule volé sur une route de Seine-et-Marne, il avait tiré en direction des agents, blessant deux d'entre eux. Prétextant avoir besoin de médicaments, il avait alors grièvement blessé le fonctionnaire.

Il avait été condamné en première instance pour trois tentatives d'homicide volontaire à 20 ans de prison, une peine ramenée à 15 ans en appel en 2005.

Ces derniers mois, l'homme était suivi par la DGSI.

Il avait été arrêté le 23 février, après avoir affirmé en décembre à un proche vouloir "tuer des policiers en représailles de ce qui se passait en Syrie", pris des contacts pour acheter des armes et avoir acheté des couteaux commando, une go-pro et des masques sur internet.

Selon la chaîne publique France 2, les forces de l'ordre sont à la recherche d'un éventuel complice, mais le ministère de l'intérieur n'a ni confirmé, ni exclu l'implication d'une autre personne. Il aurait aussi proféré des menaces de mort à l'endroit de la police à la fin du mois de février, avant d'être relâché, faute de preuves. Il était suspecté de chercher à acheter des armes pour tuer des policiers. Or, selon des sources proches de l'enquête, l'assaillant est un Français de 39 ans, qui faisait l'objet d'une enquête antiterroriste.

Les Champs-Élysées bouclés toute la nuit.

François Hollande a dirigé un Conseil de défense vendredi matin à l'Elysée, après avoir promis dans la soirée une "vigilance absolue" pour sécuriser la présidentielle. "Je ne peux pas vous le dire et en tout cas, il est trop pour le dire, il y a un certain nombre d'informations à vérifier", a déclaré sur Europe 1, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

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