L'attentat près d'Alep a finalement fait au moins 112 morts — Syrie

20 Avril, 2017, 14:15 | Auteur: Lynn Cook
  • Un convoi de bus entre dans la ville rebelle de Zabadani au nord-ouest de Damas pour une opération d'évacuation de civils et combattants le 12 avril 2017 en Syrie-AFP  STRINGER

Au moins 112 personnes ont péri dans un attentat suicide mené samedi contre des bus transportant des personnes évacuées de localités loyalistes du nord de la Syrie, selon un nouveau bilan d'une ONG fourni dimanche.

Le correspondant de l'AFP à Rachidine, banlieue rebelle à l'ouest d'Alep où étaient stationnés les bus, a vu de nombreux cadavres, dont ceux d'enfants, et des membres arrachés jonchant le sol, ainsi qu'un grand nombre de blessés. Néanmoins, au cours d'une entrevue télévisée, Rami Abdul Rahman, directeur de l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, a déclaré que l'auteur de l'attaque était un kamikaze prétendant apporter des produits alimentaires et qui s'est fait exploser dans une station d'essence.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si parmi les morts figuraient des rebelles qui gardaient la zone des bus. A côté d'eux, des effets personnels qu'ils avaient emportés: télévisions, assiettes, vêtements.

"J'ai entendu des cris et des pleurs (.) mon bébé Hadi pleurait beaucoup, ma fillette Narjes me regardait, complètement figée", raconte-t-elle à l'AFP qui l'a contactée par téléphone de Damas. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

Quelques heures après l'attaque, les convois des personnes évacuées ont repris la route pour rejoindre leur destination finale.

"Quatre têtes pour un casse-tête", résume la presse — Présidentielle
Jean-Luc Mélenchon veut donc nommer "des ministres qui assument les fonctions essentielles, régaliennes de l'Etat". L'occasion de lâcher ses coups sur ses principaux adversaires, à commencer par le candidat de la droite.


La télévision d'Etat a imputé aux "groupes terroristes" - terme utilisé par le régime pour désigner rebelles et terroristes - la responsabilité de cet "attentat à la voiture piégée". Mais l'influent groupe salafiste Ahrar Al-Cham a nié toute implication des insurgés. "Ses auteurs ont fait preuve d'une indifférence éhontée pour la vie humaine", s'est-il emporté.

La France a "fermement" condamné dimanche cette attaque. "Les responsables de ces crimes abjects devront rendre des comptes à la justice", a poursuivi le porte-parole du ministère dans cette déclaration, en appelant "à la protection des personnes évacuées et au strict respect du droit international humanitaire". Le processus d'évacuation impliquant des milliers de Syriens de quatre localités assiégées avait été lancé vendredi dernier, suite à un accord signé par le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, allié du président Bachar al-Assad.

Nouvel épisode sanglant en Syrie: un attentat à la camionnette piégée a visé des bus transportant des personnes évacuées de deux localités prorégime assiégées. Quelque 5 000 personnes de Foua et Kafraya - civils et combattants - ont atteint Alep. Les évacuations concernent également Madaya et Zabadani, des enclaves rebelles assiégées par les forces du régime dans la province de Damas.

Après des mois de siège, le régime a proposé des accords d'évacuation que l'opposition syrienne dénonce comme des "transferts forcés" constituant "des crimes contre l'Humanité". Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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