Erdogan doit choisir entre l'apaisement ou la confrontation — Turquie

19 Avril, 2017, 01:39 | Auteur: Ruben Ruiz

"Nous ne voyons et nous ne tenons pas compte de tout rapport que vous pourriez préparer", a-t-il ajouté.

Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part jugé les conclusions des observateurs "inacceptables". L'opposition dénonce quant à elle des manipulations lors du scrutin, notamment une mesure prise sur le tard par le YSK concernant la validité de bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau dans lequel le vote a été émis. Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou " contre les fraudes, a affirmé Cezar Florin Preda de l'APCE.

Le président turc, qui a vu ses pouvoirs renforcés dimanche après une victoire à l'arrachée, a en effet évoqué dimanche l'organisation d'un nouveau référendum pour décider ou non de poursuivre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Ainsi, c'est lors d'un référendum visant à renforcer les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan que le peuple turc a tenté de faire entendre sa voix.

"Les résultats serrés du référendum montrent à quel point la société turque est divisée et cela fait reposer une lourde responsabilité sur les autorités turques et le président Erdogan en personne", soulignent-ils dans un communiqué commun. Paradoxalement, le " non " l'a emporté à Istanbul et dans la capitale Ankara dont Erdogan fut maire.

Portugal : quatre morts dans la chute d'un avion de tourisme
L'avion appartenait à Symbios Orthopédie S.A, une entreprise orthopédique basée à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud. Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, s'est rendu sur place pour surveiller les opérations de secours.


Accueilli par une foule de partisans devant l'aéroport Esenboga, M. Erdogan s'est dirigé en cortège vers le palais présidentiel, sous les vivats de supporters massés le long des routes. "Tout le monde devrait respecter la décision de notre nation, en particulier nos alliés", a insisté Recep Tayyip Erdogan alors que la campagne électorale a fortement dégradé les relations entre la Turquie et plusieurs pays européens, Allemagne et Pays-Bas en tête. Désormais, le président Erdogan, au pouvoir depuis 15 ans, peut briguer deux autres mandats présidentiels.

Tard lundi soir, le gouvernement a prolongé pour trois mois l'état d'urgence en vigueur depuis la tentative de putsch de juillet dernier.

"Je ne pense pas qu'Erdogan va s'écarter de l'approche musclée de la politique qu'il a adoptée jusqu'à présent", dit-il. "Il risque de mettre les bouchées doubles sur sa ligne très dure et son style de politique sans compromis".

Mais pour Murat Yetkin, rédacteur en chef du quotidien anglophone Hurriyet Daily News, "cette victoire étriquée ne l'autorisera pas à agir aussi librement qu'il le pourrait avec une marge plus importante".

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