Après les incidents contre Lyon, Bastia ferme provisoirement sa tribune Est

19 Avril, 2017, 00:41 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Ligue 1 début de Bastia-Lyon retardé de 50 minutes après des échauffourées durant l'échauffement

"Je ne parlais que de terrain": l'ancien entraîneur bastiais François Ciccolini s'est défendu mardi sur le site de L'Equipe d'avoir provoqué les incidents de Bastia-Lyon dimanche en promettant, le 5 novembre aux Lyonnais, un match retour qui allait "se régler comme d'habitude, comme des hommes, comme des Corses".

De la guerre interne entre supporters et dirigeants du club aux cris de singe adressés au joueur noir de Nice Mario Balotelli, la saison du Sporting Bastia, dernier de Ligue 1, va de Charybde en Scylla.

Le gardien de l'OL Anthony Lopes pris à partie par des supporters du SC Bastia. Bastia doit passer jeudi devant la commission de discipline de la Ligue professionnelle de football (LFP) qui doit mettre le dossier en instruction avant de juger des incidents. Une enquête en flagrance pour "violences" a été ouverte dès dimanche soir.

"Rien ne peut donc justifier les insultes, les violences, la logique de haine qui, trop souvent, à Bastia comme ailleurs, se déploient dans et autour des stades", ajoute-t-il avant de faire référence au 5 mai 1992 et à Reims-Bastia, où Maxime Beux a perdu l'usage de l'oeil gauche.

Enfin côté sécurité, la SISIS, la société chargée de la sécurité dans le stade de Furiani a annoncé lundi matin sur l'antenne de France bleu qu'un de ses employés, impliqué dans les échauffourées contre les joueurs lyonnais, ferait l'objet d'une procédure de licenciement. Sur une vidéo de la webtélé de supporters Minenfootu, l'un deux estime qu'un des ces ballons ayant frappé son fils de huit ans aurait déclenché l'invasion de la pelouse par des supporters. Les incidents se sont déroulés vers la fin de l'échauffement, avant le match, et à la mi-temps de la rencontre, qui avait pris près d'une heure de retard.

Dans un communiqué, le président du conseil exécutif corse Gilles Simeoni a condamné des évènements "affligeants et injustifiables" et évoqué "la quasi-certitude de lourdes sanctions administratives et sportives pour le club (.) qui le condamneront de façon quasi-certaine à la relégation, voire le menaceront de disparition".

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