Syrie : au moins 43 morts dans l'attentat contre des personnes évacuées

18 Avril, 2017, 00:32 | Auteur: Lynn Cook
  • Vue de la ville de Foua une localité aux mains des forces gouvernementales dans la province d’Idlib et objet d’un siège des rebelles. En décembre 2016

Samedi, un kamikaze à lancé sa camionnette piégée contre un convoi de bus transportant des milliers d'habitants évacués de Foua et Kafraya, localités prorégime assiégées par les insurgés dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

" Le kamikaze conduisait une camionnette transportant de l'aide alimentaire et l'a fait exploser près des 75 bus " stationnés à Rachidine, secteur rebelle à l'ouest de la métropole, selon l'OSDH.

C'est à bord de ces autocars que 5000 personnes avaient été évacuées vendredi de Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées par les rebelles, en vertu d'un accord qui a permis l'évacuation simultanée de deux localités rebelles assiégées par le régime.

Quelques heures après l'attaque, les convois des personnes évacuées ont repris la route pour rejoindre leur destination finale. Mais l'influent groupe salafiste Ahrar Al-Cham a nié toute implication des insurgés. "Parmi les morts figurent 98 personnes évacuées de Foua et Kafraya", a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources à travers le pays en guerre. Dans cette ville, longtemps tenue par l'opposition, ce sont pas moins de 80 bus en provenance de Foua et Kafraya, deux localités aux mains du régime dans la province d'Idlib, qui ont été mobilisés pour le transport des milliers de personnes concernées par l'accord.

Des millions de Syriens ont été déplacés par la guerre qui ravage leur pays depuis 2011 et qui a fait plus de 320 000 morts.

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Sur le papier, cette affiche entre deux équipes très portées vers l'attaque est attrayante et promet du spectacle. Il ne s'était distingué que sur un coup franc loin du cadre qui a suscité les quolibets de l'Allianz-Arena.


Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien, s'est dit "horrifié" par cette attaque "monstrueuse et lâche". Ses auteurs "ont fait preuve d'une indifférence éhontée pour la vie humaine".

Après une longue attente, civils et combattants ont commencé vendredi à être évacués de quatre villes assiégées en Syrie, tandis que les alliés du président Bachar al-Assad se réunissaient à Moscou sur fond de tensions américano-russes. Les 2.200 personnes évacuées de Madaya et Zabadani ont rejoint la province d'Idleb contrôlée en grande majorité par les rebelles.

Ces dernières années, et après des mois de siège, le régime a proposé des accords d'évacuation similaires que l'opposition dénonce comme des "transferts forcés" constituant "des crimes contre l'Humanité". Déclenché par la répression dans le sang de manifestations prodemocratie, le conflit s'est complexifié au fil des ans avec l'entrée en jeu d'acteurs internationaux et de groupes djihadistes comme le groupe armé État islamique (EI).

Tabqa est un verrou clé sur la route menant à Raqa, capitale autoproclamée du groupe EI en Syrie et véritable objectif des Forces démocratiques syriennes (FDS) -alliance de combattants kurdes et arabes- soutenues par Washington. "La mort peut vous surprendre en quelques minutes".

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