Corée du Nord : tir de missile raté après la parade militaire

18 Avril, 2017, 01:47 | Auteur: Lynn Cook
  • Dessin de Sondron paru dans L'Avenir

La Corée du Nord a essuyé un échec le 16 avril lors d'un essai de missile, ont annoncé l'armée américaine et l'Etat-major sud-coréen, au lendemain d'une parade militaire à Pyongyang.

Par ailleurs, Herbert Raymond McMaster a dénoncé les "provocations" de Pyongyang, qui a effectué un test de missile dimanche.

Le président américain Donald Trump, qui a dépêché dans la zone un groupe aéronaval, avait affirmé jeudi sa volonté de "traiter" le "problème" des programmes balistique et nucléaire nord-coréen interdits. "Nous verrons ce qu'il se passe", a écrit le président américain.

Le numéro deux du régime nord-coréen a répliqué samedi que son pays était prêt "à répondre à une guerre totale par une guerre totale" et "à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon". Ajoutons à cela la déclaration de Mike Pence, la vice-président américain, qui assure que la "patience stratégique" est révolue, c'est sûr la situation dans cette région du monde n'a jamais été aussi tendue. Mais "le missile a presque immédiatement explosé", a-t-il affirmé, confirmant les informations du ministre sud-coréen de la Défense quelques minutes plus tôt.

Le porte-parole a également promis d'assurer la sécurité du pays de manière inébranlable en s'appuyant sur la solide alliance Corée du Sud-Etats-Unis, en améliorant la capacité à mettre en place une dissuasion élargie. Ces essais sont aussi souvent des messages adressés à l'ennemi américain.

Les spécialistes s'étaient demandé si le régime dynastique de Kim Jong-un à Pyongyang allait profiter de la journée anniversaire du 15 avril pour lancer un missile balistique ou effectuer un sixième essai nucléaire.

Selon les experts du site internet "38 North", spécialisé sur la Corée du Nord et qui s'appuie sur plusieurs images satellites récentes, le site d'essais nucléaires de Punggye-ri est "prêt" à servir. "Mais toutes les options sont sur la table et nous demeurons au côté des Sud-Coréens", a assure Mike Pence au village frontalier de Panmunjom, où avait été signé le cessez-le-feu de 1953, l'un de ses premiers arrêts dans sa tournée en Asie, commencée dimanche.

La Chine a estimé vendredi qu'un "conflit pouvait éclater à tout moment": quiconque en sera à l'origine "devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix", a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, répétant que "le dialogue est la seule issue".

Dans l'avion, un conseiller diplomatique de la Maison Blanche a confirmé que l'explosion avait eu lieu au bout de "quatre ou cinq secondes " et qu'il s'agissait probablement d'un missile de portée intermédiaire, et non d'un missile intercontinental. C'est au large de Sinpo que se trouvait en août le sous-marin nord-coréen auteur du tir d'un missile balistique qui avait parcouru 500 km en direction du Japon.

Pyongyang est sous le coup de nombreuses sanctions imposées par les Nations unies en raison de ses programmes nucléaires et balistiques et de son ambition de se doter d'un missile capable d'atteindre les Etats-Unis.

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