Mélenchon promet à Fillon une "veste électorale cousu-main" — Présidentielle

17 Avril, 2017, 00:40 | Auteur: Sandy Vega
  • Le président François Hollande sur le perron de l'Elysée le 11 avril 2017 à Paris  AFP

Souvent critiqué pour sa position dans le dossier syrien, le candidat de la France Insoumise persiste et signe: pour défendre les intérêts de son pays, il se dit prêt à discuter avec tous les interlocuteurs. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de responsabilité dans les massacres chimiques en Syrie. "Mon rôle c'est dire voilà les risques que l'on peut prendre et voilà aussi l'acquis que je laisse", a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon, l'homme en forme de cette fin de campagne, a affiné sa vision de la politique internationale lors d'un échange avec les lecteurs du Parisien, le 16 avril.

A une semaine du premier tour, il est crédité par certaines enquêtes de 19% à 20% des intentions de vote, devance parfois le candidat de droite François Fillon et se rapproche de ceux du Front national, Marine Le Pen, et d'En Marche!

"Jean-Luc Mélenchon, il ne représente pas la gauche que je considère comme celle qui permet de gouverner, et il a des facilités qui quelquefois tombent dans le simplisme". Une réponse aux récentes attaques de ses adversaires et surtout à François Fillon. "C'est pas la même chose". "Jean Marie Le Pen était le père de Marine le Pen, je me suis opposé à lui lorsqu'il était au deuxième tour, et je l'ai dit parce que c'était un candidat qui mettait en cause des valeurs de la République, ça n'a pas changé dans cette famille, et je continuerai de le faire, et continuerai de le dire" a-t-il dit renvoyant dos-à-dos Marine Le Pen et son père qui avait été qualifié au second tour de la présidentielle à la surprise générale le 21 avril 2002. "Chacun serait responsable. Un parti n'arrive pas au pouvoir sans que les citoyens ne l'aient choisi, dans une démocratie, et le premier d'entre eux, le chef de l'Etat, s'il n'avait pas averti, s'il n'avait pas prévenu, s'il n'avait pas agi (.), se sentirait le premier responsable", a-t-il déclaré.

Revenant sur la mauvaise opinion qu'il a de la campagne en cours, il n'a pas manqué d'égratigner les prétendants à sa succession.

"Je trouve que la campagne ne permet pas d'installer ce qui est pourtant l'essentiel, c'est-à-dire le débat sur les programmes, les propositions et donc les politiques qui seraient mises en œuvre au lendemain de l'élection présidentielle. Des affaires, des mises en examen, des pseudo-cabinets noirs, on fait des spectacles, on fait des shows sur des places publiques (.) on fait en sorte de créer des événements de communication". "Mais où sont les comparaisons utiles?".

Interrogé sur le discours de M. Mélenchon affirmant que si Fillon, Macron ou Le Pen était élu président les Français allaient "cracher du sang", M. Fillon a déclaré que "Monsieur Mélenchon a beau essayer de se donner une image policée et adoucie, le naturel revient au galop" et que ce discours est "digne du PCF des années 60".

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