Cinq djihadistes présumés arrêtés avant le référendum en Turquie

15 Avril, 2017, 14:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Des personnes marchent devant un

Les autorités sont sur le qui-vive avant ce scrutin majeur, multipliant les arrestations dans les milieux djihadistes.

Le Grand Prix de Turquie devrait faire son retour au calendrier la saison prochaine.

Le président turc aura déployé, plus que jamais, ses qualités de tribun hors pair, prononçant des discours truffés de poésie nationaliste et d'extraits du Coran, ménageant des silences pour que ses mots imbibent les esprits.

Dans les faits, la réforme voulue par le président turc prévoit "la disparition du Premier ministre, une mainmise accrue sur les pouvoirs judiciaires et la possibilité de gouverner par décret, sans faire appel au parlement", détaille Leïla Sahli.

Les camps du oui et du non sont donnés au coude à coude par les sondages. Transformant ce référendum en plébiscite pour sa personne, "M. Erdoğan a labouré la Turquie ces dernières semaines pour engranger les soutiens, de Diyarbakir la Kurde à l'Egéenne Izmir, sans oublier Istanbul, où il a écrit les premières pages de sa légende politique" [Courrier international]. "Des affiches en faveur du 'oui' ('Evet') ont été placardées dans tout le pays". Le camp du non, mené par le CHP, parti social-démocrate et laïc, a du mal à faire entendre sa voix. La police turque a interpellé vendredi à Istanbul cinq membres présumés du de Daesh soupçonnés de préparer un attentat d'envergure avant le référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan, ont rapporté les médias. Président de la Turquie de 1923 à 1938, il a modernisé le pays, notamment en instaurant une république parlementaire sur les cendres de l'Empire ottoman. Autre point de tension pour l'Allemagne: la détention en Turquie d'un journaliste germano-turc, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand Die Welt, qui "rend très difficile l'aide économique de Berlin à Ankara", selon M. Schäuble [L'Express]. Cet accord lie l'Union européenne et Recep Tayyip Erdoğan en profite, lançant une répression exemplaire après le coup d'Etat manqué de juillet 2016, sans que l'Europe ne puisse l'arrêter [L'Express].

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