Présidentielle: Hollande "appellera à voter pour un candidat" entre les deux tours

14 Avril, 2017, 12:37 | Auteur: Sandy Vega
  • Les affiches des candidats à la présidentielle le 10 avril 2017 à Strasbourg

De Konbini, en passant par Le Monde ou encore Le Point, le chef d'État esquisse ses préférences quant à son successeur à l'Élysée: plutôt Macron que Mélenchon.

Dans le droit fil des confidences présidentielles, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, fidèle lieutenant de François Hollande, a lui aussi tiré la sonnette d'alarme, hier, à l'issue du conseil des ministres.

La preuve, le 12 avril, lors d'un entretien avec les lecteurs de Konbini, diffusé sur Snapchat, François Hollande a conseillé à un électeur qui a voté pour lui en 2012 de "continuer".

Soucieux d'y répondre par l'humour, il cherché à démonter point par point toutes les critiques, et demandé à la salle de ne siffler ni ses rivaux, ni le Figaro qui a titré mercredi sur "Mélenchon, le délirant projet du Chavez français". "Personne n'imagine que Mélenchon puisse prendre le pouvoir", confiait-il à des visiteurs. Jean-Luc Mélenchon passe de 17 à 18,5% des intentions de vote au premier tour, mais reste toujours le quatrième homme de la présidentielle derrière Fillon. Il faut aussi "tout simplement regarder ce qui est proposé: Mélenchon sur le fond c'est quoi, c'est 270 milliards de dépenses publiques supplémentaires avec des conséquences sur les impôts", et c'est la "sortie de la France" de l'Union européenne, a asséné le ministre de l'Agriculture.

" Mais voilà quelle gauche? celle qui gouverne et transforme", a ajouté M. Hamon, dont la campagne a été marquée par des défections dans son propre camp au profit d'Emmanuel Macron et qui apparaît actuellement largement distancé dans les intentions de votes de premier tour. "Je ne lui parle pas donc je ne suis pas celui qui peut le mieux faire l'exégèse de ses propos". Je ne fais pas de décryptage. Pour Gaël Sliman, directeur de l'institut Odoxa, "s'il dit explicitement qu'il soutient Macron, c'est le baiser de la mort" pour le candidat d'En Marche! qui perdrait alors "une grande partie des électeurs de droite" qu'il a réussi à séduire.

Après l'effet Marine Le Pen qui avait conduit à une augmentation en février du différentiel de taux avec l'Allemagne, la dynamique de Jean-Luc Mélenchon a fait grimper ces derniers jours les taux des obligations d'État françaises, augmentant à nouveau l'écart avec leurs équivalents allemands. Cette semaine il sera jeudi dans l'Yonne puis dans les Deux-Sèvres, vendredi à Sochaux, et dimanche dans l'Aisne pour la commémoration de la bataille du Chemin des Dames.

Le candidat de La France insoumise a réfuté l'idée de relancer la construction européenne par une politique de défense commune, " une vision terrible", dangereuse et sans " intérêt", selon lui.

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