Il faut respecter la loi de transition énergétique, déclare Sapin — Fessenheim

14 Avril, 2017, 12:02 | Auteur: Sue Barrett
  • Le sort de Fessenheim se joue chez EDF jeudi

Dans la foulée, Ségolène Royal a qualifié cette réaction de "pas très respectueuse", ce qui a une nouvelle fois fait réagir Cécile Duflot: "ce qui n'est pas du tout respectueux pour une ministre, c'est de préférer la communication à la vérité".

En approuvant le protocole d'indemnisation d'EDF pour la fermeture de la centrale en janvier, les administrateurs avaient en effet, selon un communiqué du groupe, "subordonné" la présentation de cette demande d'abrogation d'exploitation de la centrale à seulement trois conditions, qui ont toutes été remplies. Aucun vote n'a encore eu lieu concernant la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, a déclaré une source proche du dossier. Toutefois, si l'on en croit Le Parisien/Aujourd'hui en France, le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, aurait une stratégie pour repousser ce vote capital.

"L'État entérinera juridiquement cette décision dans les prochains jours", a fait savoir Ségolène Royal dans une déclaration diffusée alors que conseil d'administration était toujours réuni.

Ce résultat est à mettre à l'actif des salariés et de leurs syndicats qui se sont massivement mobilisés contre cette décision inique et injustifiée.

La ministre française de l'Environnement et de l'Énergie Ségolène Royal a assuré vendredi que le décret permettant l'arrêt de la plus vieille centrale nucléaire du pays, Fessenheim, "serait pris", malgré un nouveau délai intervenu dans le processus de fermeture.

Celle-ci requiert un vote à la majorité simple, et son issue dépendra donc de la position des six administrateurs indépendants, parmi lesquels le PDG Jean-Bernard Lévy dont la voix est prépondérante en cas d'égalité.

Plusieurs centaines de salariés - entre 350 et 450 de source policière - s'étaient rassemblés devant le siège de l'électricien à Paris pour s'opposer à la fermeture de la centrale, estimant qu'elle entraînerait un important manque à gagner et des suppressions d'emplois.

"Je comprends que les salariés cherchent à défendre leur outil de travail" mais "il faudra à un moment que chacun prenne la mesure que des centrales vont fermer", a plaidé sur Franceinfo le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. "La loi de transition énergétique doit être appliquée (.). C'est l'intérêt de la France", avait renchéri le ministre de l'économie Michel Sapin.

De même, EDF a obtenu que la fermeture de Fessenheim "soit nécessaire au respect du plafond légal de 63,2 GW, tant à la date de demande d'abrogation qu'à la date de mise en service de l'EPR de Flamanville". Les deux Bâle et le Jura demandaient aussi la fermeture de Fessenheim depuis 2011, suite à la catastrophe de Fukushima.

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