"Pas de consensus" au G7 sur de nouvelles sanctions — Syrie

13 Avril, 2017, 00:44 | Auteur: Lynn Cook

Ils ont également affiché leurs divergences sur l'avenir du président Bachar al-Assad, Washington prônant son départ "de manière organisée" tandis que Moscou insistait sur les précédents chaos créées par des départs de "dictateurs".

Interrogé par la chaîne d'informations Mir 24 sur la qualité des relations entre Washington et Moscou, M. Poutine a déclaré qu'"on peut dire que le degré de confiance dans nos relations de travail, notamment dans le domaine militaire, ne s'est pas amélioré mais qu'au contraire il s'est dégradé".

Les responsables américains se sont succédé mardi pour critiquer le soutien sans faille de la Russie au président syrien Bachar al-Assad.

" Si nécessaire, s'il (Trump) doit faire plus pour la Syrie, il le fera".

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a souhaité que M. Tillerson reparte de Lucques avec un "message clair et coordonné" pour la Russie.

Haley a soutenu qu'il ne pourrait y avoir de solution politique en Syrie tant qu'Assad sera au pouvoir.

La visite de M. Tillerson, la première d'un haut responsable de la nouvelle administration américaine, devait servir à jeter les bases de la "normalisation" des relations entre les deux pays promise par Donald Trump lors de sa campagne électorale.

Les alliés du président syrien Bachar al-Assad, en particulier la Russie et l'Iran, ont en effet menacé de représailles après la frappe américaine contre une base aérienne syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril en réponse à une attaque chimique, imputée au régime syrien, qui avait fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rouhani se sont entretenus dimanche au téléphone à ce sujet et ont convenu que les "actes agressifs" des Etats-Unis contre la Syrie étaient "inacceptables", rapporte pour sa part le Kremlin.

Les tests britanniques réalisés sur des échantillon du site de l'attaque chimique présumée ont conclu à l'usage de gaz sarin ou d'un agent neurotoxique similaire, a annoncé mercredi l'ambassadeur du Royaume-Uni à l'ONU.

Aux termes d'un accord américano-russe, la Syrie était censée avoir détruit son arsenal chimique, mais le régime a été suspecté à plusieurs reprises par la suite d'avoir mené des attaques chimiques.

L'envoyé spécial des Nations unies en Syrie a exhorté mercredi les États-Unis et la Russie à s'entendre sur une voie à suivre pour mettre fin à la guerre en Syrie et pour préparer le terrain à une "véritable négociation".

Son appel est intervenu au moment même où le secrétaire d'État américain Rex Tillerson rencontrait à Moscou son homologue russe Sergueï Lavrov pour des pourparlers cruciaux sur le conflit syrien.

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, clôturera ce ballet diplomatique en se rendant pour la première fois en Russie le 24 avril.

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