Marine Le Pen vivement critiquée pour ses propos sur le Vel d'Hiv

13 Avril, 2017, 00:44 | Auteur: Aubrey Nash
  • Marine Le Pen ce dimanche chez nos confrères de LCI-RTL

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Michal Maayan a, de son côté, condamné les propos de la candidate du Front national: "Nous condamnons les déclarations faites par Marine Le Pen selon lesquelles la France n'est pas responsable de la déportation des juifs de son territoire pendant la Shoah".

Marine Le Pen est au coeur d'une polémique depuis qu'elle s'est exprimée dimanche 9 avril dans l'émission "Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" sur la rafle dite "du Vel' d'Hiv". Ils ont ensuite été déportés et exterminés dans des camps nazis. Seuls 2500 ont survécu.

Marine Le Pen "vient à nouveau de montrer son vrai visage", a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, sur la radio France Inter.

Cette déclaration a aussitôt suscité une vague d'indignation au sein de la classe politique française et notamment parmi les autres candidats. "Elle n'aime pas l'Histoire, je pense qu'elle l'arrange", a-t-il ajouté. En 2012, Marine Le Pen demandait ainsi "excuses" et "réparations" à leur égard quand Louis Aliot dénonçait explicitement le "lâche abandon du gouvernement Français". Depuis, aucun président n'a remis en cause la reconnaissance d'un "crime commis en France par la France", selon les mots de l'actuel président socialiste François Hollande. Et d'ajouter: " Si on doutait que Marine Le Pen est d'extrême droite, on ne peut plus en douter. "La candidate du Front national devait répondre à nos questions ce matin, rendez-vous calé il y a plusieurs semaines", a-t-il déclaré précisant que l'équipe de la candidate avait annulé sa présence dimanche soir, juste après le début de la polémique. "Jacques Chirac avait raison de reconnaître la responsabilité de la France", a également affirmé le candidat d'En Marche! qui tenait une conférence de presse à Paris sur le thème du terrorisme. "Négationnisme" pour le patron Les Républicains de PACA, Christian Estrosi, et encore hier matin, les critiques de Jean-François Copé (LR) ou de Jean-Christophe Lagarde (UDI).

"Comme Charles de Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, ou Nicolas Dupont-Aignan, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l'Occupation, et que le régime de Vichy n'était pas la France", a-t-elle écrit dans un communiqué.

Avec cette position, Marine Le Pen revient cependant sur 70 ans de travail des historiens (entre autres Robert Paxton, avec La France de Vichy), et détourne le mythe résistancialiste.

Ses propos sur la rafle du Vel d'Hiv lui ont attiré une volée de critiques. "Il ne faut pas avoir de complaisance ou minimiser ce qu'est le Front national aujourd'hui dans notre pays".

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