Macron attaque Mélenchon : Il était sénateur, j'étais encore au collège

13 Avril, 2017, 00:41 | Auteur: Lynn Cook

Invité par Jean-Louis Fousseret, un des premiers marcheurs il y a un an, Emmanuel Macron était déjà venu à Besançon le 27 septembre 2016 pour visiter l'école "Cuisine mode d'emploi (s)" de Thierry Marx avant de se rendre à Micronora.

Au cours de ce périple africain, M'jid El Guerrab passera par les villes d'Abidjan, d'Ouagadougou, de Bamako, de Dakar, pour arriver enfin à Casablanca, où il présentera à la presse nationale et internationale un Livre blanc rassemblant les idées et les propositions des Français rencontrés durant sa "Grande marche", et qui sera présenté à Emmanuel Macron. "Retarder les annonces a essentiellement un usage interne", explique un député proche d'Emmanuel Macron.

Longtemps, deux lignes se sont opposées au sein d'En Marche pour savoir s'il fallait ou non dévoiler une liste plus substantielle de candidats avant le premier tour de la présidentielle. "Il était sénateur socialiste, j'étais encore au collège!", a-t-il raillé.

M. Macron, qui deviendrait à 39 ans le plus jeune président de la Ve République, s'en est pris aux "mêmes visages" de la classe politique "depuis 30 ans".

Quant à Marine Le Pen, "elle a encore montré ces derniers jours", avec ses propos controversés sur la rafle du Vel d'Hiv, qu'elle portait "un nom, une marque que nous connaissons trop bien, qui hante la politique française depuis tant de décennies".

Alors que Jean-Luc Mélenchon s'inspire du mouvement des "Indignés" espagnols, Emmanuel Macron lui a indirectement répondu en défendant une "indignation utile" face aux "indignations d'estrade".

"L'indignation elle est là, l'indignation elle est chez celles et ceux qui sont là dans cette salle ce soir, qui n'ont pas voulu accepter les règles de la vie politique", a-t-il lancé devant environ 2.500 partisans réunis au parc des expositions de Micropolis Besançon. "Ca ne peut pas continuer comme ça!", a lancé le candidat.

Recommande: