Les relations Russie-USA se sont "dégradées" depuis l'arrivée de Trump — Poutine

13 Avril, 2017, 00:47 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président iranien Hassan Rohani lors d'une conférence de presse au Kremlin à Moscou le 28 mars 2017

" Ce n'est pas une position d'agressivité a l'égard des Russes, plutôt une main tendue, dans la clarté ", a-t-il insisté.

Le président russe Vladimir Poutine a également appelé à une enquête approfondie par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) tout en suggérant que le président syrien était la cible de fausses accusations. Au cœur des discussions, les frappes américaines sur une base aérienne en Syrie, qui ont pris tout le monde par surprise. Je pense que la Syrie aurait alors été dans une situation meilleure qu'aujourd'hui " a-t-il dit.

Il y aura de la tension dans l'air aujourd'hui à Moscou, New York et Washington.

La Russie se tient à une ligne mettant le régime syrien hors de cause: il faut regarder du côté des rebelles, l'armée syrienne ne disposant plus d'armes chimiques depuis le démantèlement de son arsenal sous supervision internationale.

Avant lundi, les responsables américains disaient ne pas pouvoir déterminer avec certitude si le drone était dirigé par la Russie ou la Syrie.

De son côté, Vladimir Poutine a mis en garde contre des "provocations" à l'arme chimique qui seraient selon lui en préparation dans plusieurs régions de Syrie.

Les États-Unis et la Russie ont "de sérieuses divergences" mais aussi "un intérêt commun" à mettre un terme à la guerre civile qui dure depuis six ans et fait 320.000 morts, a relevé M.de Mistura.

M. Mattis a ainsi justifié la frappe punitive ordonnée le 6 avril par le président américain Donald Trump "pour dissuader le régime" de Damas de lancer une autre attaque de ce type. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré à la suite de ses entretiens avec Rex Tillerson à Moscou que l'OIAC doit être autorisée à mener ses travaux de manière impartiale.

Les deux réunions ont également été organisées quelques heures seulement avant une visite sensible du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson en Russie.

La visite de M. Tillerson précède une rencontre tripartite entre M. Lavrov et les chefs de la diplomatie syrien, Walid Mouallem et iranien, Mohammad Javad Zarif, prévue à la fin de la semaine à Moscou.

Selon M. Ayrault, cette question n'a même pas été discutée.

Les ministres ne se sont pas accordés sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens, ou éventuellement russes, a déclaré pour sa part le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano. Des analyses effectuées sur des blessés ont permis de confirmer que du sarin a bien été utilisé lors de cette attaque, a précisé mardi Ankara.

A Washington, peu après l'arrivée de M. Tillerson à Moscou, un haut responsable américain, sous couvert d'anonymat, s'est interrogé sur le rôle de la Russie dans l'attaque chimique présumée qui a fait 87 morts le 4 avril attribuée par les Etats-Unis et leurs alliés à Bachar El-Assad, soutenu par Moscou.

Des médecins arrivés sur place après l'attaque avaient relevé des symptômes concordants avec l'utilisation d'un agent neurotoxique.

Au moins 31 personnes blessées lors de cette attaque survenue mardi dernier ont été soignées en Turquie, pays qui partage avec la Syrie une frontière longue de plus de 900 km.

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