Inquiet de la percée de Mélenchon, Hollande appelle au renouvellement

13 Avril, 2017, 00:52 | Auteur: Sandy Vega
  • Hamon revendique

Pour Jean-Luc Mélenchon et ses équipes, il s'agit d'une manière de dénoncer les gros appétits du monde de la finance, et par ricochet de faire la promo du programme du candidat. "C'est une élection, donc c'est normal, le concurrent c'est celui qui est devant, pas celui qui est derrière", a dit celui qui tiendra un grand meeting ce mercredi 12 avril au Grand-Palais de Lille. "Le nombre que nous sommes a une signification politique profonde", a déclaré le candidat de La France insoumise en ouverture.

Non seulement Jean-Luc Mélenchon est en train d'opérer une incroyable remontée dans les intentions de vote (il a dépassé Fillon et est désormais troisième derrière le duo Macron-Le Pen) mais le candidat de "La France Insoumise" est désormais également l'homme politique le plus populaire auprès des Français. Le tableau de bord mensuel établi par Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio le place en effet à la première place avec 68% d'opinions favorables, juste devant Alain Juppé (60%) et Emmanuel Macron (55%). "François Fillon a un problème avec la vérité, c'est désormais manifeste", a rétorqué Emmanuel Macron, en affirmant avoir "toujours eu la même position sur la déchéance de nationalité".

M. Mélenchon s'étonne pour sa part du "virage à droite complètement inouï" d'Emmanuel Macron, qui selon lui "oriente sa campagne pour essayer de siphonner les voix de Fillon". Il a également dit qu'il vaut mieux "qu'il scie lui-même la planche sur laquelle il est assis, cela me fait moins de travail à faire".

Le candidat d'En Marche! lui a vertement répondu mardi à Besançon. "Que veut-il nous faire croire?", a fustigé M. Macron devant une salle d'environ 2.000 personnes.

M. Mélenchon ne s'en cache pas: après s'être "assuré bien que nous ayons doublé Monsieur Fillon (.) je crois que c'est Monsieur Macron", qui deviendra l'objectif à dépasser, analyse-t-il.

Quand il a demandé à un de ses sympathisants de se taire pendant son meeting à Châteauroux le 2 avril, parce qu'il était "très fatigué", c'était parce qu'il cherchait "à le calmer" tout en restant poli.

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