Washington n'envisage pas d'agir seul en Syrie — Le général McMaster

12 Avril, 2017, 02:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Syrie: Les alliés d'Assad déterminés à lutter contre le

Les États-Unis ont ainsi tiré 59 missiles sur une base aérienne syrienne d'où l'attaque chimique aurait été lancée, selon les renseignements américains. Le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé "un faux prétexte", allusion au bombardement au gaz sarin par l'aviation syrienne du village de Khan Cheikhoun, destiné, selon lui, à "détourner l'attention des victimes civiles en Irak" (dans la bataille de Mossoul).

"On ne peut pas permettre que ça se reproduise", a-t-il déclaré. Il y a la Syrie, il y a la Russie, il y a un ennemi commun. Il est en effet pour lui nécessaire de faire pression pour que Moscou cesse de soutenir Assad, qui est "maintenant toxique dans tous les sens du terme ". Un autre haut responsable de l'administration américaine a accusé Moscou de "semer la confusion dans le monde" sur le rôle du régime syrien dans l'attaque chimique présumée.

Rohani, qui attribue de façon éhontée le massacre d'innocents à Khan Sheikhoun, notamment de femmes et d'enfants, avec des armes chimiques, à l'opposition, est la même personne qui pendant ces 38 dernières années a attribué la répression et le massacre des Iraniens à l'opposition du régime des mollahs et s'est vanté d'avoir trompé la communauté internationale sur le programme nucléaire de ce régime. "On s'apprête à balancer de nouveau quelque substance et accuser les autorités syriennes de son utilisation", a déclaré M. Poutine alors qu'il recevait au Kremlin le président italien Sergio Mattarella.

Hé oui, depuis 2013, la Syrie s'est engagé au même titre que la France ou la Grande-Bretagne et toute une série d'autres pays, à ne plus utiliser d'armes chimiques. Plus d'armes chimiques? C'est du moins la version officielle syrienne.

"Les experts de l'OIAC ont confirmé la destruction de 10 des 12 sites utilisés pour le stockage et la fabrication d'armes chimiques". Cette visite, la première du genre depuis l'investiture de Donald Trump, intervient dans un contexte de vive tension entre les deux pays à cause du dossier syrien. Mais il est fort possible qu'il soit intervenu de la sorte pour antagoniser la Russie et les États-Unis qu'il soupçonne de vouloir morceler la Syrie en une série de cantons, car il tient au pouvoir absolu sur l'ensemble du pays.

"Ce n'est pas une position d'agressivité à l'égard des Russes, plutôt une main tendue, dans la clarté", a-t-il insisté.

Quant au ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, il a souligné que le G7 se rangeait uni derrière le secrétaire d'Etat américain: "Il a tout notre soutien pour ses pourparlers à Moscou mercredi", a-t-il encore affirmé. En outre, depuis son investiture, trois proches de M. Trump ont dû se récuser ou démissionner dans des affaires portant sur des contacts avec des responsables russes lors de la campagne. Les États-Unis et le Royaume-Uni affirment qu'il s'agit presque certainement le régime Assad. Le représentant français a précisé que la question n'avait été qu'effleurée, lundi, à Lucques, en Italie.

Moscou s'inquiète des répercussions possibles de l'envoi d'une flotte américaine en direction de la péninsule coréenne. Or Washington a besoin de Moscou pour continuer d'avancer dans l'est syrien où un millier de conseillers militaires américains sont déployés au côté des miliciens kurdes en vue de reprendre Raqqa. "Moscou a précisé hier ne pas chercher " la confrontation mais une coopération constructive ". "Nous espérons que c'est également ce que souhaitent les États-Unis", a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, par voie de communiqué".

"C'est pourquoi lors des négociations à venir, nous voulons en priorité comprendre dans quelle mesure les États-Unis ont conscience de la nécessité de stabiliser et normaliser nos relations", poursuit le ministère.

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