Mélenchon passe devant Fillon, Le Pen et Macron toujours devant — Sondage présidentielle

12 Avril, 2017, 03:37 | Auteur: Sue Barrett

Selon le sondage, il perdrait face à Emmanuel Macron (47% contre 53%) mais l'emporterait face à Marine Le Pen (57% contre 43%).

A 13 jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'issue du scrutin n'a jamais semblé aussi incertaine.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, pourtant favori des sondages avec la candidate d'extrême-droite, affirme ce dimanche dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD): "Rien n'est fait!"

Pas le droit à l'erreur donc, d'autant que le relatif tassement d'Emmanuel Macron lui ouvre la porte de la finale.

Jusqu'où ira-t-il? Définitivement porté par une bonne dynamique, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon réalise une forte progression dans le Présitrack, le sondage quotidien d'OpinionWay pour "Les Echos" et Radio classique.

Il faut croire qu'un mois et demi plus tard, le candidat de La France insoumise n'a plus besoin d'un allié pour flanquer la frousse aux investisseurs.

Le fondateur du mouvement En Marche! et la candidate du Front national cèdent eux deux points, à 24%. Seuls 28% des Français jugent aujourd'hui qu'il ferait un bon Président, contre 40% à la fin janvier. Chez M. Macron, ils sont environ 55 % à se dire certains de leur vote, contre 61 % chez M. Mélenchon et 48 % chez M. Hamon. Grand perdant de la montée de Jean-Luc Mélenchon, le candidat socialiste Benoît Hamon plonge à 9% d'intentions de vote, soit un recul de trois points, son plus mauvais score jusqu'ici. Il retire probablement les fruits de son coup d'éclat lors du débat à onze pour s'établir à 2,5% (+1,5). Tous deux enregistrent cependant une légère baisse dans les intentions de vote, à environ 23%. Dès l'ouverture du meeting, plusieurs orateurs prendront la parole quelques minutes (François Baroin, Bruno Retailleau, Jean-Pierre Raffarin, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet.), puis François Fillon s'exprimera à partir de 16 h.

Néanmoins, alors que l'échéance électorale approche, les Français sont toujours aussi peu sûrs de leurs choix: près de 40% se disent encore indécis.

Mais pour cela, Jean-Luc Mélenchon ne doit pas céder à la pression. Mi-mars, il était de ceux qui demandaient à Mélenchon de se retirer au profit de Hamon "afin de permettre à la gauche d'être au second tour".

" La France n'a pas à choisir entre l'extrême droite, qui pousse notre peuple à se haïr et l'extrême du marché, qui transforme la souffrance en or" a-t-il déclaré devant un public hétérogène.

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