Avant d'aller à Moscou, Rex Tillerson en première ligne au G7 — Syrie

12 Avril, 2017, 01:03 | Auteur: Lynn Cook
  • Frappes américaines en Syrie- A l'ONU Washington brandit la menace d'une nouvelle action militaire en Syrie

L'ensemble des pays du G7 s'accordent sur la nécessité du départ du président syrien.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis mardi en Toscane pour tenter de faire passer un message de fermeté sur la Syrie avant la visite de M. Tillerson à Moscou. Le chef de la diplomatie américaine prend d'abord part à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Lucques (Italie), lundi et mardi.

"Ce n'est pas une position d'agressivité a l'égard des Russes, plutôt une main tendue, dans la clarté", a-t-il insisté. Mais, a ajouté Jean-Marc Ayrault, "maintenant ça suffit (.) il faut sortir de l'hypocrisie et rentrer très clairement dans le processus politique ".

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"Une petite porte s'est entrouverte pour repartir sur de nouvelles bases."
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Le ministère turc de la Santé vient incidemment de confirmer qu'il s'agit de gaz sarin, à la suite d'analyses de sang et d'urine prélevés sur des survivants.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a dit mardi à Lucques (centre) "espérer" le départ du président syrien Bachar al-Assad afin de permettre une solution politique à la guerre qui ravage son pays.

Une déclaration qui intervient 4 jours après le bombardement américain d'une base syrienne.

"Il n'y a aucune option avec laquelle une solution politique peut intervenir avec Assad à la tête du régime", a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, reprenant un leitmotiv de Barack Obama qui n'avait pas semblé être une préoccupation pour Donald Trump.

Il s'agissait d'une "réponse directe à la barbarie du régime Assad", a déclaré M. Tillerson.

Nous ne pouvons laisser ça [une attaque chimique] se reproduire.

Mais c'était avant l'attaque de Khan Cheikhoun. Selon Jean-Marc Ayrault, cette question n'a même pas été discutée.

Elle devait se poursuivre avec une autre table ronde à sept et des rencontres bilatérales, avant une conférence de presse prévue à 12H00 (10H00 GMT) du ministre italien, Angelino Alfano, hôte du sommet.

"Les sanctions sont un instrument et non pas une fin en soi", a insisté M. Alfano, en mettant en garde contre toute tentation d'isoler la Russie.

Il n'est pas du tout évident que la Russie adopte une position plus conciliante.

"Il est temps pour (le président russe) Vladimir Poutine de faire face à la vérité sur le tyran qu'il soutient", a précisé M. Johnson lundi matin. "Nous avons des informations de plusieurs sources indiquant que de telles provocations - je ne peux pas les qualifier autrement - se préparent également dans d'autres régions de Syrie, y compris dans les banlieues sud de Damas", a affirmé M. Poutine, évoquant l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun début avril. "[La Syrie] serait mal avisée d'utiliser à nouveau des armes chimiques".

Les experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) "ont confirmé la destruction de dix des douze sites utilisés pour le stockage et la fabrication d'armes chimiques". Plus d'armes chimiques? C'est du moins la version officielle syrienne. "Trump soutient le terrorisme", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants agitant le drapeau syrien et des portraits du président Bachar al-Assad.

Sur le terrain, la journée a été marquée par un rassemblement de plusieurs centaines d'étudiants syriens devant le siège des Nations unies à Damas, pour protester contre les frappes américaines.

"Nous voulons montrer que nous sommes prêts à défendre notre pays", a notamment indiqué Ayyad Talab, président de la branche universitaire de l'Union nationale des étudiants syriens qui a organisé la manifestation.

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