Un représentant chinois à Séoul pour discuter de la Corée du Nord

11 Avril, 2017, 02:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson

Un porte-avions américain et sa flotte font route vers la péninsule coréenne a ainsi révélé samedi le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique, en mentionnant clairement la menace nucléaire nord-coréenne.

Donald Trump et son chef de la diplomatie ont toutefois martelé publiquement, avant et après cette rencontre avec le principal allié de la Corée du Nord, que les États-Unis étaient prêts à "agir seuls" si nécessaire contre le régime de Pyongyang.

Le diplomate Wu Dawei est arrivé ce lundi 10 avril à Séoul pour des discussions sur le programme nucléaire nord-coréenne, au moment où un groupe aéronaval américain fait route vers la péninsule.

"Le président américain Donald Trump a montré que les Etats-Unis sont plus déterminés à utiliser la force après le bombardement d'une base syrienne avec 59 missiles vendredi", a déclaré M. Jin, ajoutant que l'objectif de cette démonstration était de pousser la Chine à coopérer avec les Etats-Unis sur le dossier nord-coréen.

Washington a demandé "au gouvernement chinois de prendre des mesures supplémentaires" pour pousser la Corée du Nord à cesser son programme d'armement nucléaire, a précisé Rex Tillerson dimanche, adoptant un ton conciliant face à la Chine.

Selon plusieurs analystes, ces frappes américaines en Syrie constituaient en fait aussi un message clair à destination de Pyongyang.

A Juno Beach Trudeau fustige les régimes nord-coréen et syrien
Après avoir discuté avec les dirigeants des États-Unis, de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni, M. La famille Trudeau-Grégoire en visite à la plage Juno à Courseulles-sur-Mer en France.


Le Carl Vinson est un porte-avions polyvalent à propulsion nucléaire.

La 3Flotte de la marine américaine a déclaré dans un communiqué samedi que le porte-avions se dirigeait vers le nord, sans préciser sa destination.

Si à l'origine le porte avions Carl Vinson devait faire escale en Australie, il se dirige actuellement vers le Pacifique accompagné de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missile et d'un croiseur lanceur de missile.

Une véritable capacité de missiles stratégiques mer-sol (MSBS) ferait monter d'un cran la menace nucléaire, car Pyongyang pourrait ainsi porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule et disposerait d'une capacité de "seconde frappe" en cas d'attaque. Les services de renseignements américains estiment que le régime de pyongyang pourrait être capable de disposer d'un missile à tête nucléaire à même de frapper le sol américain dans les deux ans. Et la Maison-Blanche pense que le régime serait en train de réaliser un sixième test.

L'envoi du porte-avions et les déclarations américaines surviennent juste après le premier sommet entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, marqué par une image de grande cordialité entre les dirigeants des deux premières puissances mondiales. Le Pacifique constitue un intérêt vital pour les États-Unis.

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