Un diplomate chinois à Séoul pour discuter du nucléaire nord-coréen

11 Avril, 2017, 02:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump's top diplomat Rex Tillerson is set to pay his first visit to Moscow as US secretary of stateJOE RAEDLE

Un émissaire chinois se rend lundi en Corée du Sud afin d'engager des discussions sur la menace nucléaire nord-coréenne. Washington a envoyé un porte-avions vers la péninsule coréenne.'Le message que toutes les nations doivent recevoir est le suivant: "'Si vous violez les normes internationales, si vous violez les accords internationaux, si vous ne respectez pas vos engagements, vous constituez une menace pour les autres et une réaction est à attendre", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson.

Le président américain a demandé à ses conseillers "un éventail complet d'options" contre le programme nucléaire de Pyongyang, a annoncé dimanche le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général en exercice H.R. McMaster.

Face à cette pression remarquée, certains experts craignent que la préparation par Pyongyang d'un sixième essai nucléaire coïncidant avec les célébrations du 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la Corée du nord, Kim Il-Sung.

Le représentant spécial de la Chine pour la péninsule coréenne, le diplomate Wu Dawei, est arrivé lundi à Séoul où il rencontrera dans la journée son homologue sud-coréen au sujet du dossier nucléaire, a annoncé le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

Nul doute que la question du déploiement du bouclier antimissile américain THAAD a également été abordée.

La possibilité d'une action directe de l'armée américaine contre la Corée du Nord a été évoquée ces derniers jours, après les frappes américaines qui ont visé vendredi une base aérienne syrienne.

Samedi, la Corée du Nord a d'ailleurs qualifié cette attaque américaine en Syrie d'"acte d'agression intolérable". Les services de renseignements américains estiment que le régime de pyongyang pourrait être capable de disposer d'un missile à tête nucléaire à même de frapper le sol américain dans les deux ans.

La Corée du Nord, qui veut mettre le territoire continental américain à portée de ses ogives nucléaires, a considérablement accéléré ses programmes balistique et nucléaire, réalisant notamment depuis le début 2016 ses quatrième et cinquième essais nucléaires.

L'intérêt des frappes est que les Etats-Unis pourraient " dénucléariser le Nord par la force ", explique de son côté James Kim, analyste à l'Institut Asan d'études politiques, basé à Séoul.

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