Un rassemblement pour dire non à la fermeture de Fessenheim — EDF Tricastin

10 Avril, 2017, 00:33 | Auteur: Aubrey Nash

Le Conseil d'administration a accepté le principe de la fermeture de Fessenheim mais le PDG d'EDF ne pourra envoyer au gouvernement la demande que six mois avant la mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), prévue fin 2018-début 2019.

La construction de la plus vieille centrale nucléaire française, implantée en bordure du Grand Canal d'Alsace, dans une région densément peuplée comportant un risque sismique, a été décidée à la fin des années 1960 par les présidents Charles de Gaulle puis George Pompidou. Cela ressemble à un camouflet pour Ségolène Royal, qui voulait arracher coûte que coûte le respect de la promesse phare faite par François Hollande à ses alliés Verts en 2012 (fermer Fessenheim) avant le départ du président de la République le 8 mai prochain.

La centrale nucléaire de Fessenheim ne sera arrêtée qu'au moment de l'entrée en service de celle de Flamanville 3, dont EDF prévoit le raccordement au réseau dans deux ans, d'après Le Figaro.

'C'est enfin une bonne décision qui est prise dans la mesure où le caractère irréversible et inéluctable de la fermeture est explicitement acté dans la décision', a répliqué la ministre de l'environnement Ségolène Royal. "Je considère que la décision du conseil d'administration vaut demande et ce décret sera pris d'ici à la fin du quinquennat".

Huit matches pour sauver une saison — Paris SG
Le tirage au sort a réservé un déplacement à Angers à l'En Avant, alors que Paris accueillera, au Parc des Princes, l'AS Monaco . Les objectifs, " nous les connaissons ", a répondu le technicien. "Et après, c'est faire le chemin vers la Ligue des champions".


A Berlin, son homologue allemande Rita Schwarzelühr-Sutter a parlé de "grosse déception". Tout dépend donc du vote des six administrateurs "indépendants", dont celui de Jean-Bernard Lévy, dont la voix compte double en cas d'égalité. Les six administrateurs proposés par l'Etat s'abstiendront de voter pour éviter un conflit d'intérêt tandis que la position des administrateurs salariés est connue: ils voteront contre la fermeture du site. Plusieurs centaines de salariés - entre 350 et 450 de source policière - s'étaient rassemblés devant le siège de l'électricien pour s'opposer à la fermeture de la centrale.

Près de 250 salariés sont venus de Fessenheim pour réclamer, à coup de sifflets et fumigènes, que la centrale alsacienne ne ferme pas.

Une telle décision mettrait en jeu, selon les syndicats, quelque 2.000 emplois directs et indirects. Ce plafond a été fixé par la loi sur la transition énergétique. "C'est l'intérêt de la France", avait renchéri le ministre de l'économie Michel Sapin. Vers 18 heures jeudi, après une séance tendue, le conseil d'EDF a donc approuvé une délibération permettant au groupe de faire "une demande d'abrogation de l'autorisation d'exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim".

S'il est entériné, l'arrêt anticipé de Fessenheim donnera droit à une indemnisation pour EDF: les administrateurs avaient adopté, en janvier, un protocole d'accord prévoyant le versement par l'Etat d'au moins 489 millions d'euros.

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