Un porte-avions américain en route vers la péninsule coréenne

10 Avril, 2017, 00:45 | Auteur: Aubrey Nash
  • A la demande des autorités américaines le porte-avions USS Carl Vinson est dans l'ouest du Pacifique

Le porte-avions USS Carl Vinson est accompagné de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missiles et d'un croiseur lanceur de missiles.

Plutôt que de faire escale en Australie comme initialement prévu, ce "groupe aéronaval" a pris la route du Pacifique-Ouest, depuis Singapour, pour se diriger vers l'Asie du Nord-Est. Le raid de vendredi, ajoute Pyongyang, conforte "un million de fois" le gouvernement nord-coréen dans sa décision de développer un arsenal nucléaire pour se protéger des menaces américaines.

Le commandant a précisé que "la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite (de ses recherches) en vue de disposer d'armes nucléaires".

Cette dernière a réalisé à ce stade cinq tests nucléaires, dont deux en 2016. Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait disposer d'un missile à tête nucléaire d'ici deux ans. Après avoir lancé un énorme coup de pied dans la fourmilière syrienne en lançant une attaque contre une base syrienne en représailles à l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, le président américain semble également vouloir montrer les muscles sur le dossier du nucléaire nord-coréen. Le président américain a cependant d'ores et déjà menacé le régime de Pyongyang d'une action unilatérale, et cette menace paraît encore plus crédible depuis la frappe ordonnée jeudi soir sur une base aérienne syrienne. "Si la Chine ne résout pas le problème de la Corée du Nord, nous le ferons", avait déclaré Donald Trump, au début du mois d'avril dans une interview au Financial Times. Les experts américains estiment que le régime communiste pourrait porter sa capacité de dissuasion au-delà de la péninsule et disposerait d'une capacité de "seconde frappe " en cas d'attaque même s'il est encore loin de maîtriser la technologie MSBS - Missiles stratégiques mer-sol. Dans ce cadre, en février 2017, six jours après un nouveau tir de missile, la Chine avait annoncé la suspension jusqu'à la fin de l'année de toutes ses importations de charbon nord-coréen, une importante source de devises pour Pyongyang. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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