Un policier "sérieusement blessé" en marge d'une manifestation à Cayenne — Guyane

10 Avril, 2017, 01:31 | Auteur: Aubrey Nash
  • Des heurts ont éclaté ce vendredi à la préfecture de Cayenne

Le collectif "Pou La Gwiyann dékolé" qui conduit le mouvement social en Guyane a décidé de monter d'un ton et annonce le blocage "total" du département à partir de lundi.

Alors que le Conseil des ministres a validé une aide d'urgence de plus d'un milliard d'euros à destination de ce département d'outre-mer sinistré et que "Pou La Gwiyann dékolé" réclame 2,1 milliards supplémentaires, les deux députés et les deux sénateurs du département ont appelé à une "déclaration forte" du président François Hollande. "Il y aura fermeture totale jusqu'à nouvel ordre" avec interdiction, même pour les personnes voulant passer à pied, à moto ou à vélo, de les franchir, a annoncé l'un des cadres du collectif à la radio Péyi.

Depuis la "grève générale illimitée" décrétée le 25 mars, l'activité économique est paralysée, le blocage du port de Cayenne provoquant des pénuries de produits frais. Un groupe Facebook intitulé "Stop aux barrages en Guyane" s'est constitué avec déjà plus de 1.000 internautes.

Le commissaire Joël Terry blessé vendredi ayant reçu samedi à l'hôpital plusieurs dizaines de membres des "500 frères contre la délinquance", très actifs durant la manifestation, la situation s'était apaisée samedi à Cayenne.

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Pas plus tard que mercredi, il a fait tirer un nouveau missile balistique qui s'est abîmé en mer du Japon. Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, le général en exercice H.R.


La Guyane, vaste territoire d'Amérique du sud (83.000 km2) situé à 7.000 km de Paris, connaît depuis plus de deux semaines un mouvement social d'une ampleur inédite, qui repose sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales.

"Les valeurs que nous partageons sont bien plus importantes que nos différences", a déclaré le policier, le bras relié à une perfusion. Il a exprimé son " respect " des " 500 frères " puis serré la main de ses nombreux membres présents, presque tous cagoulés. Les policiers ont dû disperser la foule au gaz lacrymogène pour pouvoir évacuer leur collègue, selon Laurent Lenoble, directeur de cabinet du préfet de Guyane.

"Les forces de l'ordre ne sont pas nos ennemies. C'est de la faute de la France", avait déclaré peu avant les incidents Mikaël Mancée, un porte-parole des "500 frères", alors qu'une délégation prétendant vouloir discuter avec le préfet venait d'être éconduite. La préfecture a annoncé samedi avoir saisi le procureur de la République. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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