Trump retire son projet de réforme de la santé

31 Mars, 2017, 01:50 | Auteur: Lynn Cook

Il s'est dit "déçu" et "un peu surpris". Mais le président américain a essuyé vendredi une défaite personnelle retentissante au Congrès, forcé de retirer son premier grand projet de loi visant à réformer le système d'assurance maladie.

Cette issue est donc une victoire pour Barack Obama Sa grande réforme sociale historique que les démocrates ont mis des décennies à faire adopter a résisté, alors que les républicains ont tous les pouvoirs.

Le Bureau du budget du Congrès, qui est non partisan, estimait que sa mise en vigueur aurait privé d'assurance maladie 24 millions d'Américains de plus d'ici dix ans.

Donald Trump avait demandé jeudi un vote de la Chambre, et il menaçait de passer à autre chose si les représentants devaient rejeter le projet de loi.

Alors que Donald Trump, pendant la campagne électorale qui l'a porté au pouvoir, a dit, martelé et juré qu'il fera abolir cette loi dès les premiers moments de son séjour à la Maison Blanche.

Juste après l'échec du vote, Trump a appelé un journaliste du Washington Post pour lui dire qu'une fois qu'Obamacare aurait explosé, les démocrates viendraient négocier avec lui et qu'ils trouveraient une solution ensemble.

"Obamacare est la loi, et restera la loi tant qu'elle ne sera pas remplacée ", a conclu vendredi 24 marsPaul Ryan.

Le principe de réalité et les divisions au sein de son propre camp ont rattrapé Donald Trump.

Lire aussi. Donald Trump retire son projet de réforme de l'Obamacare.

Sur 237 élus républicains, une grosse trentaine s'étaient déclarés contre le texte, s'ajoutant aux 193 démocrates de l'opposition.

Le successeur de Barack Obama jouait sa réputation et sa crédibilité sur cette grande réforme, lui qui se targue d'être un négociateur hors pair et qui a parlé directement à pas moins de 120 parlementaires ces derniers jours pour leur vendre le plan républicain.

Le texte aurait sabré les aides publiques aux personnes qui n'ont pas d'assurance santé grâce à leur employeur et doivent financer elles-mêmes leur couverture.

L'aile droite des Républicains trouvait la réforme de l'ObamaCare trop modérée, considérant qu'elle conservait trop de réglementations coûteuses. Les coûts individuels auraient augmenté, et des services essentiels instaurés par Obamacare, tels que les urgences et les soins de grossesse, n'auraient plus été obligatoirement couverts. L'actuel vice-président de Donald Trump était alors élu de l'Indiana à la Chambre des représentants.

"A lui seul, le Freedom Caucus a sauvé Obamacare", a à l'inverse tweeté l'élu modéré Adam Kinzinger, blâmant ses collègues récalcitrants. Ainsi, l'administration Trump pourra se consacrer à plein temps à ses autres priorités, à commencer par les baisses d'impôts, la réforme la plus attendue par la Bourse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recommande: