Bruno Le Roux démissionne de son poste de ministre de l'Intérieur

29 Mars, 2017, 01:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Assistants parlementaires quand Bruno Le Roux taclait François Fillon

'Ma responsabilité est aussi de préserver totalement l'action gouvernementale, c'est pourquoi j'ai adressé au président de la République ma démission', a-t-il ajouté. M. Le Roux avait "affirmé" mardi son "honnêteté", après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet national financier.

"Ces contrats, ponctuels et officiels, conformes aux règles juridiques des services de l'Assemblée nationale, correspondaient tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés", s'est-il défendu dans son discours de Bobigny.

L'émission "Quotidien" a révélé lundi soir que M. Le Roux, à l'époque député de Seine-Saint-Denis, a employé ses deux filles, alors qu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros.

Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), a précisé le PNF dans un communiqué. Or, ces dernières étaient âgées de 15 et 16 ans seulement lorsque leurs premiers contrats de travail auraient été signés.

La "République exemplaire" vantée par François Hollande voit démissionner un cinquième ministre pris dans le tourbillon des affaires après Jérôme Cahuzac, Yamina Benguigui, Thomas Thévenoud et Kader Arif. C'est Matthias Fekl, jusqu'alors secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, qui a repris son portefeuille pour le peu le temps qui reste jusqu'à la fin du quinquennat.

Le ministre français de l'Intérieur Bruno Le Roux a présenté sa démission éclair mardi, au lendemain de révélations sur des emplois parlementaires octroyés à ses filles, dans un contexte politique marqué par les affaires qui empoisonnent la campagne de la présidentielle. Benoît Hamon, ancien ministre socialiste, candidat de la gauche à l'élection présidentielle a réclamé, ce mardi matin la démission du ministre de l'Intérieur et des Cultes.

A vrai dire, M. Le Roux n'avait pas le choix.

Vieux routier du parti socialiste, Bruno Le Roux a été élu député en 1997, puis réélu jusqu'à son entrée au sein du gouvernement, à un poste clé dans un pays sous une menace terroriste élevée.

Au moment de quitter Beauvau, Bruno Le Roux a salué " le travail des forces de l'ordre dans un climat particulièrement dur. "C'est son choix, c'est sa responsabilité", a sobrement réagi sur RFI Eric Ciotti, soutien de François Fillon, à propos du départ du ministre de l'Intérieur. Le sort du ministre de l'intérieur est rapidement scellé.

Recommande: