Quand Donald Trump joue au camionneur à la Maison Blanche — États-Unis

25 Mars, 2017, 00:20 | Auteur: Lynn Cook

Donald Trump n'a pas réussi jeudi à convaincre suffisamment de républicains d'engager le détricotage de l'Obamacare, contraignant la Chambre des représentants à différer son vote.

Le premier grand test législatif du gouvernement Trumpsemble connaître quelques turbulences.

La Bourse de New York, qui a basculé dans le rouge jeudi en fin de séance à l'annonce du report du vote de la chambre basse du Congrès, est susceptible d'être attentive vendredi après-midi au vote des représentants.

"C'est un revers, à l'évidence", a-t-il dit, confirmant une évidence: "Obamacare est la loi, et restera la loi tant qu'elle ne sera pas remplacée".

Initialement, le vote devait avoir lieu jeudi, mais les chefs républicains ont été obligés de reporter le scrutin face aux divisions internes. Donald Trump "a fait tout ce qui était possible" pour que la loi passe, avait-il affirmé.

Le président a dit qu'il voulait un vote demain, pour ou contre.

Promulguée il y a sept ans jour pour jour, la loi sur l'assurance-maladie de Barack Obama est depuis la cible prioritaire des républicains, symbole selon eux d'une socialisation de la médecine.

Le retrait de ce qui a été l'une des principales promesses de la campagne présidentielle représente un énorme échec personnel pour Donald Trump, qui a bâti une bonne partie de son image sur ses talents de négociateur.

En pleine tractations sur un vote concernant la réforme de l'assurance maladie, finalement reporté, le président américain a donc décidé de cette pause cocasse. Mais le président américain pourrait revenir sur cette loi réformant le système de santé plus tard cette année, toujours selon ce journaliste. Le Bureau du budget du Congrès (CBO), organisme indépendant des partis, estime en effet que le projet de réforme en l'état déboucherait sur la perte, volontaire ou non, de couverture médicale pour 14 millions d'Américains. Ces derniers, regroupés dans le "Freedom Caucus", ont toutefois arraché des concessions comme la suppression de l'obligation pour les assureurs de couvrir les dix services essentiels instaurés par Obamacare, notamment les urgences, la grossesse et la maternité ou encore la santé mentale. Si le texte venait à être adopté par le Chambre, celui-ci devra encore être examiné par le Sénat la semaine prochaine.

Pour faire passer la loi, les Républicains ont besoin de 216 voix favorables.

Résultat, Donald Trump leur a lancé un ultimatum.

Le magnat de l'immobilier, arrivé au pouvoir sans la moindre expérience politique, se sent-il trahi par ceux des élus de la majorité républicaine qui ne l'ont pas suivi en dépit de ses appels répétés à voter pour la loi?

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