Deux nouvelles arrestations — Attentat à Londres

25 Mars, 2017, 01:24 | Auteur: Lynn Cook

Mais c'était avant que le terroriste ne cause la mort de quatre personnes en s'attaquant au Parlement britannique, à Londres.

Pour obtenir d'autres informations, les enquêteurs ont décidé de publier l'image en gros plan de son visage, vendredi 24 mars dans l'après-midi. Neuf personnes ont donc été arrêtées jusqu'ici.

Une quarantaine de personnes ont été blessées, dont 29 ont été hospitalisées - sept d'entre elles dans un "état critique", selon Mark Rowley.

L'enquête mobilise des centaines d'officiers et se concentre sur les motivations du tueur et sa préparation, et le fait de savoir s'il a agi seul inspiré par la propagande islamiste ou s'il a été aidé et commandité, a-t-il ajouté.

Marié à une musulmane en 2004 et converti à l'islam, selon les médias britanniques, il aurait ensuite travaillé en Arabie Saoudite, avant de revenir au Royaume-Uni en 2009. "Nous n'avons aucun élément indiquant que l'attaque aurait pu être stoppée en amont", a déclaré à la BBC Dominic Grieve, président de la commission parlementaire sur le renseignement et la sécurité. Mark Rowley a précisé que les victimes étaient une Britannique d'une quarantaine d'années, un homme d'une cinquantaine d'années et le policer de 48 ans attaqué devant l'entrée du Parlement. L'agresseur lui a porté plusieurs coups de couteau, selon les témoins.

L'homme avait toutefois été condamné à plusieurs reprises, notamment pour "possession d'armes", a précisé la police londonienne dans un communiqué.

" Il y a quelques années, il a fait l'objet d'une enquête du MI5 ", le service de renseignement intérieur britannique, en lien avec " l'extrémisme violent ", avait fait savoir de son côté la première ministre, Theresa May, jeudi devant le Parlement, ajoutant qu'il était alors " un personnage secondaire " dans l'enquête.

L'hôtel a été perquisitionné par la police après que celle-ci a découvert une facture de l'établissement dans la voiture de location utilisée pour faucher les piétons sur le pont de Westminster.

Elle rappelle les attentats de Nice (84 morts) et Berlin (12 morts), également en 2016, commis en lançant un véhicule contre la foule. Une collecte de fonds pour sa famille lancée sur internet a déjà réuni plus de 630.000 livres (728.000 euros).

"Le type était calme", raconte un client de l'hôtel qui a croisé Khalid Masood peu avant l'attaque.

" La menace est toujours là". Parmi les blessés figurent trois élèves français du lycée Saint-Joseph de Concarneau (ouest), en voyage scolaire, dont deux sont dans un état grave.

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