France/Attaque à Orly : l'assaillant était sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants

23 Mars, 2017, 01:45 | Auteur: Lynn Cook

Pour le magistrat, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben Belgacem comme un homme déterminé à "aller au bout de ce processus" mortifère: le choix de la cible, des militaires, "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes" et le profil de l'assaillant, "repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012". Selon Servier, des documents attestent que l'Agence nationale du médicament avait connaissance des propriétés et effets indésirables du Mediator.

La prise d'otage d'une militaire dans le hall de l'aéroport d'Orly samedi dernier a été capturée par des images de vidéosurveillance. Elle avait été partiellement reconnue en première instance à Nîmes pour avoir levé sa surveillance avant les crimes. Si on ne voit pas les-dits soldats abattre l'homme, les images ayant été coupées avant pour ne pas heurter la sensibilité des téléspectateurs, l'assaillant a bien été tué par deux autres militaires qui sont venus au secours de leur collègue.

Des mandats de recherches avaient été lancés depuis dimanche 19 à l'encontre des deux individus âgés de 30 et 43 ans. Les hommes ont été identifiés grâce à des renseignements fournis aux enquêteurs et aux investigations téléphoniques.

Après l'attaque de Ziyed Ben Belgacem à l'aéroport d'Orly samedi matin, l'enquête continue d'avancer. Ses motivations restent floues et les interrogatoires des deux hommes soupçonnés pour la remise de l'arme permettront peut-être aux enquêteurs d'en savoir plus. D'après les analyses toxicologiques, il était sous l'emprise de l'alcool (0,93 gramme par litre de sang) et de stupéfiants -cannabis et cocaïne- au moment des faits. Quelques heures avant, il avait blessé un policier en tentant de s'enfuir lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise. Il avait été condamné à neuf reprises, notamment en 2001 pour vol à main armée puis en 2009 pour trafic de stupéfiants.

Après l'instauration de l'état d'urgence en 2015, une perquisition administrative de son domicile n'avait rien donné.

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