Pratiques nazies: Berlin juge "inacceptables" les propos d'Erdogan

21 Mars, 2017, 01:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan à Istanbul le 12 mars 2017. 

Le ministère allemand des Affaires étrangères, a dit Merkel, a adressé à Ankara une "note verbale" sans ambiguïté, ces derniers jours, pour signifier que les hommes politiques ne pourraient venir s'exprimer en Allemagne que s'ils respectaient les lois allemandes, lesquelles interdisent de manière très claire les accusations particulièrement malveillantes visant le gouvernement.

Or, bien que les négociations entre Ankara et Bruxelles en vue d'une adhésion soient depuis plusieurs années au point mort, la Turquie n'a jamais officiellement renoncé pour autant. Il l'a accusé de "pratiques nazies", en référence à l'interdiction de meetings électoraux en faveur du oui au référendum turc du 16 avril. "Malheureusement, nous avons constaté qu'elles ne cessaient pas, et nous ne tolérerons pas que tous les tabous soient enfreints", a dit la chancelière à Hanovre, où elle se trouvait au salon des technologies CeBIT.

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Un peu plus tôt, une porte-parole du gouvernement avait jugé inacceptables les déclarations du président turc accusant la chancelière fédérale d'"appliquer des méthodes nazies" contre la communauté turque d'Allemagne et contre les responsables turcs désireux de se rendre dans ce pays. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé, à la télé, la chancelière allemande Angela Merkel d'avoir recours à des pratiques "nazies". "Contre qui? Mes frères citoyens turcs en Allemagne et les ministres frères" qui ont tenté de se rendre en Allemagne pour faire campagne en faveur de l'extension des pouvoirs présidentiels en Turquie, a-t-il ajouté. "Votre mission n'est pas de soutenir des organisations terroristes, mais d'en extrader les membres", avait lancé Erdogan dimanche lors d'un discours à Istanbul. Le correspondant en Turquie du journal allemand Die Welt est incarcéré depuis le début du mois.

La Turquie a par ailleurs réagi avec véhémence aux propos du patron des renseignements extérieurs allemands, qui avait estimé dans un entretien publié samedi par l'hebdomadaire Der Spiegel qu'Ankara n'avait pas réussi à " convaincre " de la responsabilité du prédicateur Fethullah Gülen dans le putsch manqué de juillet dernier. "Je m'étonne des propos que j'entends en provenance de Turquie".

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