Nouveau rapport de l'ONU: " Israël a imposé l'apartheid sur les Palestiniens "

20 Mars, 2017, 01:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Les Nations Unies dénoncent l'apartheid imposé par Israël sur les terres palestiniennes

Ce vendredi, l'affaire a pris une nouvelle tournure à la suite de la démission de Rima Khalaf, chef de la Commission Economique et Sociale des Nations-Unies pour l'Asie de l'Est, une commission rattachée aux Nations-Unis et dont le siège se trouve au Liban.

Ainsi, le rapport parle d' " une fragmentation stratégique des Palestiniens " qu'il considère être la méthode principale par laquelle l'Etat d'Israël impose son apartheid.

Jimmy Carter qui défendait l'ouverture d'un débat aux Etats-Unis sur la politique d'Israël avait souligné malgré une vive levée de boucliers que les barrières grillagées, les détecteurs électriques et les blocs de béton installés par Israël le long de la frontière avec la Cisjordanie justifiaient clairement l'utilisation de l'expression Apartheid. "Il est normal que le criminel s'attaque à ceux qui défendent la cause de ses victimes, mais je ne peux accepter d'être soumise à ces pressions", a-t-elle dit en lisant sa lettre de démission à M. Guterres.

" Sur cette base, je lui ai remis ma démission des Nations unies ", a déclaré Rima Khalaf lors d'une conférence de presse à Beyrouth.

"Le secrétaire général m'a demandé hier matin [jeudi] de retirer [le rapport]". Le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric, a déclaré de son côté que ce document avait été publié sans consultation au sein du secrétariat de l'ONU.

Il a toutefois précisé que le rapport avait été retiré du site internet de la CESAO.

"Nous attendions bien sûr qu'Israël et ses alliés fassent fortement pression sur le secrétaire général des Nations unies pour qu'il désavoue le rapport, et qu'ils lui demandent de le retirer", a ajouté Khalaf, qui était également sous-secrétaire générale de Guterres. Il appelait les pays membres des Nations unies à soutenir la campagne internationale Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui prône le boycottage de l'Etat d'Israël.

Selon eux, le système de discriminations institutionnalisé par Israël sur les Palestiniens est constitutif du crime d'apartheid tel que définit par la Convention Internationale anti-apartheid de 1973. Une décision immédiatement saluée par l'ambassadrice américaine à l'ONU: "Lorsqu'une personne publie un rapport faux et diffamatoire au nom de l'ONU, il est de mise que la personne démissionne".

Richard Falk, un ancien Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les Territoires palestiniens, est l'un des auteurs du texte controversé.

Haley a décrit Falk comme "un homme qui a répété à plusieurs reprises des propos biaisés et profondément offensants sur Israël, et a adopté des théories du complot ridicules".

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