La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires

20 Mars, 2017, 00:33 | Auteur: Aubrey Nash

Le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a réuni samedi des dizaines de milliers de personnes dans la capitale.

A 35 jours du premier tour Benoît Hamon, passe à l'offensive.

Le codirecteur de campagne de Benoît Hamon estime que celui-ci peut encore remonter la pente, alors que la moitié des électeurs n'ont pas définitivement arrêté leur choix, que l'électorat d'Emmanuel Macron est encore très friable, et que le potentiel électoral de Benoît Hamon est estimé autour de 30 %.

Benoît Hamon s'est montré particulièrement offensif face à ses détracteurs alors que le matin-même, son ancien rival de la primaire Manuel Valls a fait paraître une tribune au vitriol dans laquelle il éreinte le programme de Benoît Hamon, empreint selon lui d'un "cynisme ambiant où l'on promet tout et son contraire, où l'on signe des chèques en bois".

Emmanuel Macron veut restaurer le service militaire "court, universel et obligatoire"
D'autant plus qu'une remise à niveau scolaire des appelés pourra être proposée en cas de nécessité. En 2015, un service militaire volontaire a été instauré après les attentats de Charlie Hebdo.


Face à droite et l'extrême droite, Benoît Hamon a aussi défendu une France "ouverte, généreuse, solidaire, innovante". "Et tout ça pour plaire à qui? Ce parti de l'argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis", a lancé le vainqueur de la primaire de la gauche, ciblant Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron. Ce dimanche, à Bercy, où il tenait son grand meeting fondateur, le candidat socialiste a dénoncé le "parti de l'argent" qui a "trop de candidats" dans cette campagne présidentielle, en visant Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires chez Rothschild, François Fillon, empêtré dans le Penelopegate et Marine Le Pen, dans le viseur de la justice dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.

Durant son heure et demie d'allocution, Benoît Hamon a repris les grandes lignes de son programme, dont son revenu universel qui "n'oppose plus le chômeur au travailleur mais les réconcilie", ou encore la légalisation du cannabis. Une marche de ses partisans avait été organisée au centre de Paris de la place de la Bastille à celle de la République où il a prononcé son discours.

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire, à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en a vu (.), c'est une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a lancé M. Mélenchon à la foule. Il propose ainsi de rompre avec le système très présidentiel instauré en 1958 à l'initiative de Charles de Gaulle.

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