La "fuite en avant destructrice" de l'ex-braqueur Ziyed Ben Belgacem — Orly

20 Mars, 2017, 02:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Neuf mentions de droit commun figureraient sur son casier judiciaire

Suite à l'attaque sur une patrouille de l'opération Sentinelle à Orly Sud samedi 18 mars au matin, au cours de laquelle l'assaillant, Ziyed Ben Belgacem a été tué, une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur une personne dépositaire de l'autorité publique.

Il se gare dans un parking souterrain de l'aéroport à 8h06 et sort seul du véhicule, comme le montrent les images de vidéosurveillance. Il pénètre dans le terminal Sud de l'aéroport, et montre au premier étage du Hall A de la porte D. "Jetant au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures", en l'occurrence de l'essence, il attaque une militaire de l'opération Sentinelle, explique le procureur.

Arme de poing à la main droite et sacoche en bandoulière, il attrape cette dernière, lui pointant son pistolet sur la tempe. Un autre raconte avoir vu un homme qui "tenait en otage une militaire".

Il est alors 8h25 et la scène a duré "un peu plus de deux minutes", selon François Molins. Sur lui, les enquêteurs ont retrouvé 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile de Garges-lès-Gonesse dans le Val d'Oise, quelques grammes de cocaïne et une machette.

D'abord le père et le frère de Ziyed Ben Belgacem, qui ont reçu à 7h16 un appel téléphonique au cours duquel l'individu leur a déclaré "avoir fait une bêtise". "Une condamnation à 3 ans d'emprisonnement pour des faits de trafic de stupéfiants et une condamnation à 5 ans d'emprisonnement également pour des faits de trafic de stupéfiants", a détaillé le procureur de Paris, François Molins.

Oui, le casier judiciaire de Ziyed Ben Belgacem fait état de 9 mentions, notamment pour des faits de violence, d'outrage, de recel.

Il dit alors avoir tenté de savoir où était son fils, pour venir le voir, mais Ziyed Ben Belgacem répondait seulement être "sur l'autoroute" avant de mettre fin à la conversation et foncer vers la banlieue sud, où il volera une voiture avant d'aller à Orly. Il avait bénéficié d'une libération sous contrôle judiciaire en septembre 2016. L'auteur de l'attaque avait par ailleurs été repéré comme radicalisé lors d'un séjour en prison, en 2011-2012, et avait fait l'objet d'une perquisition administrative après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Elle n'avait rien donné.

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