Hollande et Merkel condamnent les attaques d'Erdogan

20 Mars, 2017, 00:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Une Hitler au féminin titre le quotidien Günes avec une croix gammée et

"Celui qui dépasse les limites ne doit pas croire qu'il peut propager ses vues politiques chez nous", a averti le chef de la diplomatie allemande dans un entretien à l'hebdomadaire Der Spiegel.

Au lendemain de ces événements, Recep Tayyip Erdogan n'a pas joué l'apaisement. "Ce sont eux qui ont massacré plus de 8.000 Bosniens musulmans en Bosnie-Herzégovine lors du massacre de Srebrenica", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Afyon (ouest), reprenant des accusations formulées la veille.

Le président islamo-conservateur s'en est pris personnellement dimanche à Angela Merkel, l'accusant de "pratiques nazies", en référence à l'interdiction de meetings électoraux en faveur du oui au référendum turc du 16 avril sur l'extension de ses pouvoirs.

Les deux invités commentent l'attitude de la France qui a autorisé le week-end dernier la venue à Metz du ministre turc des Affaires étrangères. Avec trois millions de personnes, l'Allemagne compte la plus grosse diaspora turque au monde.

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Dans sa première saison en LIGUE 1 avec Malherbe, Thomas Lemar avait signé un but et délivré quatre passes en 25 matchs (6 titulaires).


Mercredi, il a lancé une nouvelle attaque violente contre les Pays-Bas en leur imputant la responsabilité du massacre de Srebrenica en Bosnie (8.000 morts en quelques jours en 1995), et l'Europe, où "l'esprit de fascisme est débridé" selon lui.

"Quand on les traite de Nazis, cela ne leur plaît pas". Martin Schulz, futur rival social-démocrate d'Angela Merkel aux prochaines élections, a jugé les propos d'Erdogan "indignes d'un chef d'Etat", estimant même que "la Turquie est en train d'évoluer vers un Etat autoritaire".

Ahmed INSEL rappelle qu'à l'occasion des législatives de 2015 en Turquie, des membres du gouvernement turc avaient pu venir faire campagne auprès de la communauté turque d'Europe, en Allemagne comme aux Pays-Bas.

Le résultat du référendum s'annonce en effet serré: les médias pro-gouvernementaux publient régulièrement des sondages qui donnent le "oui" en tête, tandis que ceux publiés dans les médias d'opposition prédisent une victoire du "non". Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a accusé le pouvoir turc de chercher par ses "provocations contre l'Europe à se poser en victime pour peser sur le résultat du référendum". Une mesure abolie en 2004 dans le cadre du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.

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