Les États-Unis n'excluent pas de renégocier les accords de l'OMC

19 Mars, 2017, 01:35 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'UE décrit comme

Plus explicite encore a été Steve Mnuchin, le nouveau secrétaire d'Etat au Trésor qui a représenté son pays à cette rencontre venu confirmer son nouveau une autre version du libre-échange qui, devra "être juste " et fondée sur "la réciprocité " quitte à bousculer les acquis du monde libre.

"Nous pensons que certaines parties de l'OMC ne sont pas appliquées, et nous allons tenter avec pugnacité de les faire appliquer dans l'intérêt des travailleurs américains", a déclaré M. Mnuchin lors d'une conférence de presse, ajoutant: ces "accords sont de vieux accords et s'ils ont besoin d'être renégociés, nous envisagerons cela également".

M. Mnuchin a ainsi déclaré que les Etats-Unis n'excluaient pas de renégocier les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), socle de la libéralisation des échanges depuis 1995, qui a connu plusieurs revers et se voit concurrencé par de plus en plus d'accord commerciaux régionaux (que l'administration Trump entend aussi remettre en cause d'ailleurs).

Les 20 pays détenteurs de 85% du PIB mondial, avait bien reçu déjà, à l'entame des travaux, le message de Trump, qui de son bureau en recevant la chancelière allemande a réitéré sa position sur le libre-échange comme pour changer ou, instaurer une autre tradition au sein du G 20, " "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange " et, "du commerce équitable", car "notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses " en matière de dettes et de déficits".

Le communiqué final se fend sur le sujet d'une phrase minimaliste: "nous travaillons à renforcer la contribution du commerce à nos économies".

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Mais il compte un palmarès fourni, notamment les Strade Bianche (2014, 2017) et l'Amstel Gold Race (2015). J'étais déjà content d'être là. Étouffant, irrespirable, pesant.


Il faut comprendre: "nous ne sommes pas d'accord avec les Etats-Unis", et faute d'accord, le communiqué assure le service minimum a décrypté le ministre français des Finances Michel Sapin, pour qui ce choix ne traduit pas un recul, mais un blocage de la situation.

"La France est pleinement convaincue de la nécessité d'un libre échange régulé profitable à tous, et d'une résolution des conflits commerciaux dans un cadre multilatéral".

De même, aucune mention de l'Accord de Paris sur le changement climatique, quelques jours après la présentation par l'administration américaine d'un projet de budget qui sabre les fonds alloués à la lutte contre le réchauffement et alors que M. Trump a multiplié les sorties hostiles à la lutte contre le changement climatique.

La formule choisie sur le commerce mondiale signifie: "Nous ne sommes pas d'accord avec les Etats-Unis", a-t-il commenté.

Là encore, Michel Sapin a réagi. "Je suis convaincu que les Chefs d'état et de gouvernement réaffirmeront en juillet prochain l'engagement plein et entier de la communauté internationale envers l'Accord de Paris", a-t-il déclaré.

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