Grasse : fusillade dans un lycée, plusieurs blessés, un élève interpellé

19 Mars, 2017, 00:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Le suspect dans la vidéo postée sur Facebook. Capture Facebook

Une cellule d'information du public a également été activée à la préfecture des Alpes-Maritimes: 04 93 72 22 22.

C'est son frère qui a été interpellé jeudi soir.

L'enquête ouverte après la fusillade qui a fait plusieurs blessés dans un lycée de Grasse, jeudi à la mi-journée, ne s'oriente "pas du tout" sur la voie du terrorisme, a déclaré à l'AFP le président LR de la région Paca, Christian Estrosi. Selon les sources locales, l'assaillant est bien un élève de première du lycée Tocqueville. Puis, il fait le récit du début du drame qui a occasionné quatorze blessés ce jeudi: "On me signale un élève armé dans un établissement". Selon la procureure, l'adolescent avait des difficultés d'insertion.

Agé de 16 ans, il est le fils d'un élu municipal de droite, selon un proche du père. L'adolescent qui a fait feu, décrit comme "un jeune homme fragile" a été interpellé et a reconnu les faits. "On est à une centaine de mètres du lycée, on a vu plein de jeunes qui sont arrivés en courant et en pleurant". "Il a shooté dans la porte et il est ressorti en s'excusant comme s'il cherchait quelqu'un, il avait un flingue devant, un derrière, un fusil de chasse et un pistolet", a raconté ce lycéen répondant au nom d'Enobong". La ministre a qualifié cette action d'"héroïque " car "nous sommes passés à côté du pire ". On évoque deux grenades et deux armes de poing. Sa priorité désormais: retrouver le chemin de son établissement "le plus vite possible".

11 h 14: "On est en train de vérifier les emplois du temps", non seulement de l'auteur des coups de feu, mais aussi "du frère d'un de ses amis proches", lui aussi en garde à vue, précise cette source policière.

La France, ciblée par une vague d'attentats djihadistes en 2015 et 2016, vit toujours sous le régime de l'état d'urgence dans la crainte de nouvelles attaques, et la fusillade a entraîné le déclenchement par les autorités de "l'alerte attentat" sur l'application pour smartphones destinée à prévenir la population.

Alors que la sécurité devant les établissements scolaires du département sera renforcée, Hervé Pizzinat a cependant appelé à la vigilance "de chacun: les camarades de classe, les personnels et les parents d'élèves".

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