Face à la presse, Trump met un vent à Merkel

19 Mars, 2017, 00:19 | Auteur: Lynn Cook

Une première visite sans effusion.

Alors qu'il recevait Angela Merkel dans le Bureau ovale, Donald Trump a ignoré la requête des photographes et de la chancelière allemande pour une poignée de main. 'Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais aussi du commerce équitable, et notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses' en termes de dette et de déficits, a-t-il déclaré. "L'Allemagne s'en est très bien sortie dans ses accords commerciaux avec les Etats-Unis et c'est tout à son honneur".

Climatosceptique assumé, Donald Trump vient de proposer d'amputer l'agence pour la protection de l'environnement (EPA) du tiers de son budget.

Cette association américaine très populaire, créée en 1974, explique permettre de nourrir près de 2,5 millions de seniors par an -dont 500.000 anciens combattants- en leur apportant de quoi déjeuner ou diner et éviter ainsi à plus de 90% d'entre eux de devoir quitter leur domicile pour partir vivre en maison de retraite. Face aux appels pressants, Angela Merkel a entrepris de demander à son hôte si il voulait échanger une poignée de main. Alors qu'Angela Merkel a exprimé le voeu de relancer les négociations commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis, Donald Trump a coupé court.

Même si les deux dirigeants ont soigneusement évité les critiques directes, c'est sur l'immigration que leurs divergences de vues étaient les plus criantes. Le président américain a défini l'immigration comme étant 'un privilège, pas un droit'.

Le président américain s'est voulu plutôt rassurant sur ce point, tout en qualifiant l'Accord de libre-échange nord-américain avec le Mexique et le Canada de "désastre".

Donald Trump demeure imperturbable et ne réagit pas.

Durant toute sa campagne, le président américain n'a pas manqué de critiquer la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière allemande qualifiée de "catastrophique", tout en louant les bienfaits d'un "merveilleux" Brexit [RFI].

Une question restée sans réponse, puisque le président américain a tout simplement décidé d'ignorer son homologue germanique. Il faisait ainsi allusion à la découverte en 2013 que le téléphone portable de Mme Merkel avait été mis sur écoute par la NSA.

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