Les costards "offerts" à François Fillon seront au coeur d'une nouvelle enquête

18 Mars, 2017, 00:51 | Auteur: Lynn Cook
  • François Fillon en meeting à la Villette dimanche 29 janvier 2017

Selon le quotidien, les enquêteurs ont obtenus des documents qui en attestent. Désormais identifié comme l'homme ayant offert en décembre 2016 à François Fillon deux costumes sur mesure pour une valeur totale de 13000 euros, l'avocat franco-libanais Robert Bourgi a donné vendredi à la campagne du candidat de la droite l'allure d'un mauvais roman policier.

Nos confrères affirment qu'il s'agit de l'avocat Robert Bourgi, pilier des réseaux de la "Françafrique ". "Ce n'est pas interdit", s'était-il insurgé.

Le Journal du Dimanche du 12 mars avait révélé qu'un riche ami du candidat de la droite à l'élection présidentielle lui avait offert depuis 2012 pour près de 48 500 € de vêtements provenant du très chic tailleur Arnys.

Ce jeudi, l'affaire des costumes de luxe de François Fillon a été ajoutée à l'enquête sur les possibles emplois fictifs de son épouse et de ses enfants. Mais jusqu'à présent, Robert Bourgi niait être le généreux "ami" qui a offert blazers et pantalons à François Fillon en ce début d'année. Un chèque de 13'000 euros aurait été fait le 20 février dernier, au nom de la banque Monte Paschi.

La société de conseil de François Fillon, 2F, a de son côté travaillé pour la holding de l'homme d'affaires, Fimalac. A partir de 2007, la cellule Afrique est supprimée, mais Robert Bourgi, rallié à Nicolas Sarkozy depuis 2006, aurait poursuivi plus discrètement ses conseils à l'Elysée. "Ça n'existe pas", a dit un membre de l'entourage à l'AFP. Les enquêteurs doivent désormais déterminer si ces cadeaux étaient liés ou non au mandat du député Fillon puisque les parlementaires doivent déclarer tous les cadeaux dont la somme dépasse 150 euros.

François Fillon a été inculpé mardi pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), dans le cadre du dossier sur de présumés emplois fictifs.

Les révélations embarrassantes pour le porte-drapeau de la droite à la présidentielle se sont accumulées, depuis fin janvier, allant jusqu'à faire vaciller sa candidature.

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