Donald Trump favorise la Défense au détriment de ses électeurs

18 Mars, 2017, 00:51 | Auteur: Aubrey Nash

Donald Trump a également affirmé qu'il n'était pas un isolationniste: "Je suis un partisan du libre-échange mais aussi du commerce équitable, et notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses" en termes de dette et de déficits.

En écho également aux inquiétudes de caciques militaires et diplomates américains, un conseiller à la sécurité nationale de l'ex-président George W. Bush, Stephen Hadley, a rappelé dans le New York Times que Washington avait "appris en Irak et en Afghanistan que nos armées ont besoin d'un partenaire civil efficace si l'on veut que nos victoires sur les champs de bataille se transforment en paix durable".

Appelant de ses voeux une reprise des négociations, lancées en 2013, sur l'accord de libre-échange transatlantique TTIP, elle a souligné combien il pouvait être bénéfique aux États-Unis comme à l'UE.

"Je crois d'autre part que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert", a poursuivi la chancelière. Si Merkel arbore un léger sourire, il n'en est rien pour le président américain.

Même si les deux dirigeants ont soigneusement évité les critiques directes, c'est sur l'immigration que leurs divergences de vue étaient le plus criantes.

Lors d'un entretien téléphonique en janvier, M. Trump et Mme Merkel avaient souligné "l'importance fondamentale de l'Otan". L'Europe a les yeux braqués sur ce tête-à-tête pour voir le ton qu'adoptera la chancelière allemande, figure centrale de l'Union européenne, face au nouveau locataire de la Maison Blanche, avec lequel les points de réel désaccord sont nombreux. Il reproche régulièrement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier. "Nous nous engageons aujourd'hui à cet objectif de 2% (du produit intérieur brut, NDLR) jusqu'en 2024", a-t-elle déclaré.

La diplomatie mondiale s'est alarmée jeudi des coupes claires voulues par Donald Trump dans le budget de politique étrangère des États-Unis, mais le secrétaire d'État Rex Tillerson les a justifiées en réclamant une diplomatie "plus efficace".

À aucun moment, la question du climat, dont l'Allemagne entend faire un des sujets centraux du G20 qu'elle préside (Sommet à Hambourg en juillet), n'a été publiquement abordée.

Sur la fin d'une conférence de presse sans la moindre trace de complicité, le président américain a tenté de plaisanter avec la chancelière allemande, affirmant qu'en matière de mise sur écoute par la précédente administration, il avait peut-être "quelque chose en commun" avec elle.

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