Fillon clame son innocence et dénonce un calendrier judiciaire " diabolique "

17 Mars, 2017, 01:55 | Auteur: Sue Barrett
  • François Fillon mardi devant la Fédération nationale de la chasse

Le candidat de la droite, qui avait fait de la probité en politique un thème clé de sa campagne, a été inculpé mardi pour détournement de fonds publics dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs accordés à son épouse Penelope et deux de ses enfants. (.) Je dis aux Français: "'jugez moi sur mon parcours'". "Je ne serai pas troisième", a-t-il assuré, estimant qu'il était inenvisageable que la droite ne soit pas au second tour.

A quarante jours de la présidentielle, François Fillon a été mis en examen, le 14 mars, dans l'enquête sur de possibles emplois fictifs de sa femme et de ses enfants comme assistants parlementaires. "J'ai pu faire des erreurs, mais qui n'en a pas fait?" Et je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence " a-t-il affirmé.

"Nous sommes devant une procédure judiciaire qui n'est pas normale, même le juge l'a reconnu, elle est exceptionnelle, elle est adossée à un calendrier politique", a poursuivi François Fillon, dénonçant de nouveau "une instrumentalisation des affaires" pour l'"empêcher" d'être candidat à l'Elysée. Cet épisode rocambolesque avait relancé les défections au sein de son camp.

"La mise en examen est intervenue ce matin". "C'est la fin d'une épée de Damoclès qui était sur notre tête", a déclaré son porte-parole, le député LR Damien Abad. "Du côté de la France qui se redresse ou du côté des illusionnistes?" a également demandé le candidat, décochant des flèches contre ses adversaires, notamment les deux qui l'élimineraient dès le premier tour selon les sondages, Marine Le Pen, "qui veut sortir de l'Europe", et Emmanuel Macron.

Les avocats des accusés ont encore une fois dérapé — Procès Gdim Izik
Ce nouveau procès "se déroule dans des conditions tout à fait inéquitables, mais nous restons à leurs côtés", ont-ils déclaré. Le 25 janvier dernier, lors de la dernière audience, la Cour avait reconnu sa compétence pour juger les accusés.


Fait inédit dans l'histoire des élections présidentielles, le candidat de la droite a été mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de bien sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

En se rendant à la convocation des juges, François Fillon a aussi voulu opportunément changer de fusil d'épaule devant la justice, afficher son respect pour les institutions après une séquence très anti-juges.

Lors de son discours du 2 mars à Nîmes, François Fillon est revenu sur les "attaques " que lui feraient subir les journalistes.

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