Les avocats des accusés ont encore une fois dérapé — Procès Gdim Izik

16 Mars, 2017, 01:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Affaire Gdeim Izik : le procès civil s'ouvre ce lundi

Le 25 janvier dernier, lors de la dernière audience, la Cour avait reconnu sa compétence pour juger les accusés. Ceci n'a pas empêché l'audience de se dérouler sans incident notable jusqu'à la mi-journée. Les débats en arabe, traduits en français et en espagnol, ont débuté autour de questions de procédure, avec ensuite la présentation des pièces à convictions: des armes blanches, un ordinateur, des téléphones portables sous cellophane. La Chambre a par ailleurs décidé d'auditionner une vingtaine de témoins, après vérification de leurs identités, dont des officiers et les rédacteurs des PV de la police judiciaire, selon la MAP.

" Les avocats présents lors dudit procès, notamment les membres du comité de défense et les avocats de la partie civile, ainsi que les observateurs marocains et étrangers qui ont suivi le procès sont témoins des efforts déployés par le tribunal afin de garantir le droit de la défense à toutes les parties et mener un procès équitable", a-t-il ajouté au terme de la cinquième audience de ce procès qui a repris lundi 12 mars.

Après avoir été condamnés par un tribunal militaire à de peines allant jusqu'à la perpétuité pour certains, ces prisonniers ont été déférés devant un tribunal dit civil, dans le cadre de ce que qualifie M. Sidati de "parodie de justice".

Suite à une réforme de la justice militaire introduite par le Maroc en juillet 2015 et en vertu de laquelle les civils ne pourront pas être jugés par un tribunal militaire, la cour de Cassation a décidé de déférer les accusés devant une juridiction civile pour qu'ils soient rejugés. Ce nouveau procès "se déroule dans des conditions tout à fait inéquitables, mais nous restons à leurs côtés", ont-ils déclaré.

Ces défenseurs des droits de l'homme internés depuis six ans, "subissent torture et toutes sortes d'humiliations et sont privés de visites de leur famille et de leurs avocats", a-t-il affirmé, soulignant qu'il s'agit d'"un cas extrême caractérisé de violation des droits de l'homme et du non-respect des droits fondamentaux de la personne humaine".

Recommande: