Le cancer, ce mal qui fait peur aux trois quarts des adolescents

14 Mars, 2017, 00:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Un chirurgien à l'Institut de Cancérologie de l'Ouest à Saint-Herblain en France le 7 décembre 2011-AFP  Archives  FRANK PERRY

Ils sous-estiment le rôle de l'alimentation ou du manque d'activité physique.

" Quel regard portez-vous sur le cancer?".

Le cancer est une cause d'inquiétude pour les adolescents qui, mal informés, n'identifient pas réellement les facteurs de risque de cette maladie.

Dans le même temps, 74% des adolescents sondés affirment avoir peur du cancer, dont la moitié pour eux-mêmes. Ils sont pourtant relativement épargnés par le cancer: on compte 3 000 cancers pédiatriques chaque année sur un total de 385 000 nouveaux diagnostics. Alors que l'on imagine une forme d'insouciance chez les jeunes, on s'aperçoit "qu'ils entendent parler du cancer par les facteurs de risque" ajoute le représentant de l'ONG. Mais ils sont plus nombreux encore à s'inquiéter pour leurs parents (68 % redoutent qu'ils souffrent un jour de cancer).

Grâce aux campagnes de prévention régulièrement organisées par les autorités sanitaires, ils sont 94% à identifier le tabac comme une cause de cancer, devant la radioactivité (93%). Des écarts qui peuvent notamment être attribués à la médiatisation tant de l'accident nucléaire de Fukushima que de la double mastectomie et l'ablation des ovaires subis par Angelina Jolie porteuse d'un gène défectueux favorisant le risque de cancer du sein et des ovaires. Enfin, " seuls 6% des adolescents n'ont pas peur du cancer car ils estiment que la médecine va progresser dans ce domaine ". Mais une fois encore, les jeunes font preuve de plus de sagacité que leurs aînés, qui continuent à placer l'alcool en dixième position.

Même témoignage de l'influence des médias: les adolescents sont 89 % à considérer que les médicaments contre le cancer sont trop onéreux, ce qui est probablement le reflet des récentes controverses sur le sujet et qui met en évidence une conscience déjà assez aiguë de certains enjeux médico-économiques. De même, une large majorité estime que l'information concernant la recherche, les traitements disponibles, les symptômes de la maladie et l'espérance de vie des malades pourraient être meilleure. Ils restent néanmoins optimistes avec l'idée pour 82% d'entre eux que l'on peut guérir d'un cancer. L'an dernier, quelque 120.000 jeunes ont été sensibilisés à ces questions dans les écoles par la Ligue contre le cancer.

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