François Fillon se serait fait offrir pour 48.500 euros de vêtements — Présidentielle

14 Mars, 2017, 00:28 | Auteur: Aubrey Nash

Qui est donc le généreux ami de François Fillon, qui lui paie ses costumes hors de prix? Malgré ce discours, le programme du candidat de la droite à l'élection présidentielle n'a pas connu de bouleversement.

Tout aussi troublant, 35.500 euros de vêtements ont été réglés en espèce dans la même boutique de luxe parisienne au nom de François Fillon depuis 2012. "Et alors? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé ", a répondu lundi 13 mars le candidat LR aux Échos. "Je ne propose pas de libérer les forces déchaînées d'un capitalisme sauvage, obsédé par le profit", a avancé le candidat en difficulté auprès des classes populaires, mais "de faire sauter les verrous à la reprise de l'activité et de l'emploi ". Les appels au "plan B" se sont multipliés jusqu'à ce qu'il obtienne, il y a une semaine, au lendemain d'un rassemblement de dizaines de milliers de partisans au Trocadéro, le soutien clair des Républicains.

Dans l'entourage de François Fillon, ces cadeaux luxueux sont considérés comme n'ayant rien de répréhensible. Son porte-parole de campagne Luc Chatel a dénoncé sur Europe 1 ce dimanche matin "une campagne de caniveau", s'exclamant aussi: "On va continuer jusqu'où?" Celui-ci présente, ce lundi en conférence de presse, son "projet pour la France", deux jours avant sa convocation chez les juges en vue de sa mise en examen. Une grande loi travail sera adoptée, et je suis favorable, pour certains volets, à agir par ordonnance car il faut aller vite " a t-il déclaré". Les députés doivent déclarer au déontologue "tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros dont ils ont bénéficié", "en lien avec leur mandat".

"Libérer, protéger, réconcilier" sont désormais les mots d'ordre du programme de l'ancien Premier ministre qui s'estime "le seul candidat à proposer un projet global, cohérent et financé" face aux "demi-mesures" d'Emmanuel Macron et aux "propositions folles" de Marine Le Pen, qui le devancent actuellement dans les intentions de vote pour le premier tour.

Le règlement de l'Assemblée prévoit qu'en cas de manquement à cette obligation de déclaration, le bureau de l'Assemblée peut prendre des sanctions disciplinaires à l'encontre du député.

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