"Carlos" rejugé, 43 ans après l'attaque du Drugstore Publicis

14 Mars, 2017, 00:32 | Auteur: Sandy Vega
  • L'attentat du Capitole le 29 mars 1982 Pariq- Toulouse, attribué à Carlos. Il a causé 5 morts et 29 blessés

Plus de quarante-deux ans après les faits, le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, dit " Carlos ", est jugé à partir du lundi 13 mars devant la cour d'assises spéciale de Paris pour l'attentat contre le Drugstore Saint-Germain, à Paris, qui avait fait deux morts et 34 blessés le 15 septembre 1974. S'ensuivront de longues années de batailles procédurales autour de la question de la prescription des faits invoquée par la défense. "La deuxième chose c'est qu'un non-lieu par définition ce n'est jamais définitif". Finalement, la justice tranche en 2010 et ne retient pas la prescription au regard de "la persévérance de l'engagement terroriste de Ilich Ramírez Sánchez" et de la "connexité avec d'autres faits" pour lesquels des actes de procédures ont été accomplis.

L'enquête a établi des liens entre cet attentat, "Carlos" et la prise d'otages, commencée deux jours auparavant, de 11 personnes à l'ambassade française de La Haye, aux Pays-Bas, par des Japonais de l'"Armée rouge japonaise". De son côté, le "révolutionnaire professionnel" autoproclamé nie toute participation à l'attentat du Drugstore Publicis et dénonce des témoins "bidons", un dossier "fabriqué". Mais "Le chacal", emprisonné en France depuis son arrestation en 1994, a déjà été condamné deux fois à la peine maximale pour le meurtre de trois hommes, dont deux policiers en 1975 à Paris, et pour quatre attentats à l'explosif: ils avaient fait onze morts et près de 150 blessés au début des années 80, à Paris, Marseille et dans deux trains.

Durant l'instruction fleuve, il a déclaré au juge: "En 1974, c'est évident que c'est un attentat, il y a eu une grenade de lancée".

Selon l'ordonnance de mise en accusation, l'attentat du Drugstore trouve son origine et son mobile deux mois plus tôt: en juillet 1974, un émissaire nippon de " l'Armée rouge japonaise", une section formée par le FPLP et dirigée par Fusako Shigenobu, surnommée la " reine rouge", est arrêté à l'aéroport d'Orly par la police française. Les débats vont durer jusqu'au 31 mars.

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