Un deuxième assistant parlementaire européen mis en examen — Front national

11 Mars, 2017, 00:26 | Auteur: Lynn Cook
  • Marine Le Pen au Salon de l’agriculture le 28 février. Sadak Souici  Citizenside

Dans une lettre envoyée le 3 mars aux juges d'instruction, révélée par Le Parisien, la dirigeante frontiste explique pourquoi elle ne s'est pas rendue vendredi à la convocation des juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut.

Le Front national a-t-il mis en place un système pour rémunérer ses cadres ou employés avec des fonds publics de l'Unions européenne?

Le Parlement européen, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire, avait saisi la justice française sur les cas d'une vingtaine d'assistants parlementaires.

Pour les salaires versés à Catherine Griset mais également à son garde du corps Thierry Légier, le Parlement européen réclame environ 340.000 euros à Mme Le Pen, en tête au premier tour de la présidentielle dans les sondages. Charles Hourcade, assistant parlementaire d'une députée FN au Parlement européen, a été mis en examen dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs visant le parti frontiste, a appris l'AFP ce vendredi.

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C'est cette décision qu'Arsène Wenger n'arrive pas à encaisser. "La suite, c'est gagner le prochain match". L'équipe manque de confiance, mais nous avons été punis de manière invraisemblable.


Contrairement à Marine Le Penqui refuse de se présenter aux juges, lui n'a pas pu échapper à sa convocation.

C'est la seconde mise en examen dans ce dossier, après celle de la responsable de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset. "Comme par hasard, cette agitation arrive à quelques jours de l'élection présidentielle", a-t-elle insisté.

En attendant, les investigations des magistrats se poursuivent: Charles Hourcade, un temps recensé comme graphiste du FN à Nanterre, a été mis en examen le 6 mars pour "recel d'abus de confiance", selon cette source, qui confirme une information du journal Le Parisien. À 50 jours du premier tour de la présidentielle, la candidate dénonce "une opération politique". Cette dernière est soupçonnée d'avoir été salariée comme assistante parlementaire "accréditée" de Marine Le Pen au Parlement européen de décembre 2010 à février 2016. Son immunité parlementaire a en revanche été levée dans l'affaire de la diffusion des images d'exactions du groupe Etat islamique sur son compte Twitter, datant de décembre 2015.

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