L'ex-maire de Paris Delanoë appuie Macron — France

11 Mars, 2017, 00:32 | Auteur: Jonathan Ford
  • AFP                       Bertrand Delanoë annonce son soutien à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle

Le Figaro a révélé que le pôle des réformateurs du PS travaille sur une tribune pour appeller à soutenir Emmanuel Macron.

Il a appelé à "entendre" ceux qui jugent "qu'une part des électeurs sociaux-démocrates qui votent traditionnellement pour le PS, ne se sentent pas pleinement représentés". La tentation Macron, plus que jamais, fragilise Hamon. Ce mercredi aussi, l'économiste Jacques Attali a choisi de rejoindre le candidat d'En marche! à la présidentielle.

Evoquant l'amitié qu'il porte à Benoît Hamon, Bertrand Delanoë pense néanmoins que son programme "est dangereux, car il ne rassemble pas la gauche et parce que, philosophiquement, il n'est pas en mesure de produire du vrai progrès social". Interrogé par le maire de Montpellier Philippe Saurel, qui soutient Emmanuel Macron, l'ex-ministre a cogné fort. "Le projet d'Emmanuel Macron est le marchepied du Front national", a accusé le socialiste, qui ne fait plus dans la dentelle contre le leader d'En marche!. "THE prise!" s'est félicité mercredi son entourage, qui attend impatiemment celui tout aussi stratégique du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Dans cette "réunion à huis clos de l'exécutif local, comme avant chaque Conseil de Paris", Mme Hidalgo a vraisemblablement visé tout particulièrement trois adjoints présents, tous ralliés à Emmanuel Macron, Jean-Louis Missika, en charge de l'urbanisme, Julien Bargeton, en charge des finances, et Mao Peninou, "un proche du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, en charge de la propreté". Le texte a été envoyé à une quarantaine de parlementaires dont David Habib. Caresche, l'homme du PS le plus intégré dans la campagne de Macron, est à l'origine de ce ralliement record. Le vice-président du parti d'opposition a accusé Hamon d'être "prêt à des accommodements" avec l'islam. Il n'a par ailleurs que peu critiqué le programme de Macron. -Reporters/Abaca L'attaque la plus franche vient d'Aurélie Filippetti, frondeuse comme lui et compagne d'Arnaud Montebourg.

M. Hamon s'est aussi expliqué sur ses propos controversés sur la dette, dont il avait dit qu'elle pouvait être renégociée. M. Ayrault a toutefois précisé qu'il restait socialiste. Après l'élection de François Hollande, il est nommé ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire. Le 29 janvier, Benoît Hamon bat Manuel Valls et remporte la primaire de la gauche. "Il faut maintenant que Benoît tape sur Macron". Six semaines après sa nette victoire à la primaire, sa campagne est au point mort, polluée par des déclarations intempestives quasi quotidiennes.

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